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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 08:53
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 60)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Distorsion
(suite)
On reprend avec l’arrivée du Péruvien et du Blanc en bas du numéro 3, rue Lacharièrre.
 
Devant le digicode, Pompejo hésita. L’immobilité de sa figure de Peau-Rouge, aux yeux noirs, bridés et au nez aplati, ses gestes, lents et saccadés, trahissaient l’état avancé d’ivresse dans lequel se trouvait le petit boulanger. Son compagnon, Bernard, grand et maigre, presque albinos, regardait lui aussi, prostré, le digicode.
 
- J’me chuviens plus, dit le Péruvien. À la fin, chy a un chiffre, ou une lettre ?
 
Le Blanc soupira profondément. Ses lèvres firent un bruit assez fort. Son, regard, trouble et vide, fixait obstinément le digicode.
 
Vache folle, de nouveau. Vache regardant le train. Des ténèbres. Mais on peut supposer – histoire de ténèbres ! – que les gestes de deux hommes se sont répétés.
 
Pompejo essaya de nouveau. Son doigt appuyait avec insistance sur les touches éclairées par l’ampoule cachée du digicode.
 
- Eh, merde ! fit le grand. Quelle importance ? ! On ne va pas rester ici toute la nuit ! T’ouvres, ou merde ?
 
Pompejo leva son regard. Il eut droit à un baiser appuyé, tassé, à pleine bouche. Il saisit les hanches de Bernard entre ses bras. Il fut étreint à son tour, par les bras du Blanc. Ils restèrent entrelacés, entremêlés, les bouches collées.
Leur respiration était fortement audible.
 
La lumière éclata dans la cage de l’escalier. Les deux jeunes se séparèrent.
 
Nouvelle coupure. Alzheimer. Vache folle. Train.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 09:49
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 59)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Distorsion
Si Gavroche pouvait trouver refuge dans le ventre d’un éléphant en bois, le siècle suivant, plus... volatil, voire éthérique, parti pour la conquête spatiale, numérique, génétique, ainsi que génocidique, vit s’instaurer comme abri pour ses Gavroches évolués, pour les Gavroches adultes d’après, la vache, la vache folle1.
 
Échantillon :
 
Pompejo et Bernard, enlacés, dépassèrent l’Église Saint Ambroise et, tout en titubant... on ne sait pas, en réalité, lors d’une poussée d’Alzheimer, qui titube: les deux jeunes hommes, les regards des vaches folles qui les suivent ?... on sait bien que les vaches regardent le train passer... enfin, Pompejo et Bernard empruntèrent la rue Lacharièrre.
 
Ici, nouvelle poussée de vachefollite. Tel qu’une coupure du film. Il y a un vide absolut, pris en compte de l'extérieur, naturellement. L'oubli qui, dit-on, serait caractéristique à la maladie d’Alzheimer, se présent avec énergie à nous à ce stade de cette distorsion. L'oubli, Alzheimer.
 
 
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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 15:19
France, bac de sable
Révélation : la France n'est qu'un bac de sable – pour Emmanuel Macron. Il convoque des maires, des non-maires, des ministres et des non-ministres, des présidents d'Agglos et de non-présidents d'Agglos, de Départements, de Régions ou de Dieu sait quoi encore – pour jouer au débat. Il aime s'écouter et peu importe le reste. Il est enchanté, parfois même excité comme une puce, notre Président.
 
Il est un garçonnet, notre Président. Il reconnaît parfois ses fautes sans comprendre que, à son niveau, une faute (reconnue ou pas) a des répercussions nationales qui demandent, qui imposent non pas une... reconnaissance et une demande de pardon, comme dans le cas une famille qui gère la croissance d'un gamin, mais un départ sec.
 
Les Gilets Jaunes, les Foulards et les Stylos Rouges, les retraités sans défense (hormis le vote) qui manifestent pourtant dans la rue, devraient le faire capter la réalité. Que ni-ni. La réalité hors jeu ne dit pas trop au Président. Les Gilets Jaunes, les Foulards et les Stylos Rouges, les retraités sans défense vaquent – dans le mental présidentiel – dans le même bac de sable du Président-Roi-Enfant, mais uniquement pour pimenter Son Amusement.
 
Sur le Pont Mirabeau, ce Président-Roi-Enfant immature, se penche et crache pensif, en philosophe, dans les eaux de la Seine qui ne cesse pas de s'y écouler...
 
Il est seul et content. Il est content et seul.
 
La réalité se soumet à ses désirs, à sa philosophie. Des maires, des non-maires, des ministres et des non-ministres, des présidents d'Agglos et de non-présidents d'Agglos, de Départements, de Régions ou de Dieu sait quoi encore, répondent à ses convocations et s’agglutinent dans les salles dessinées dans le bac de sables. Ils jouent, eux aussi, au débat. Avec le président infantile dont la Providence a garni notre France d'aujourd'hui. Ils forment la thèse ahurissante du jeu, tandis que l'antithèse, tout aussi ahurissante est composé de Gilets Jaunes, de Foulards et de Stylos Rouges, de retraités sans défense, et d'autres amusements présidentiels.
 
Et la Seine n'arrête pas de s'écouler sous la Pont Mirabeau.
 
N'arrête pas du tout.
 
Mais pas du tout, du tout du tout.
 
Sacrée Seine !
 
<>
 
Elle est où la maman capable de calmer ce président-enfant ?
 
Vite, il nous en faut une. Brigitte, qui pourrait jouer ce rôle (dans l'histoire personnelle du couple) n'en suffit pas.
 
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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 09:27
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 58)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Des Spectres jaillirent dans la pièce.
 
Pourquoi ? D’où arrivaient-ils ? Bien malin celui qui pourra dire ce qui se passa dans les abîmes de la réalité momentanée. La raison ne peut pas atteindre la vérité immergée/noyée dans le gouffre de la réalité.
 
- Ni la contenir.
 
Fait est que les Spectres jaillirent dans la pièce.
 
- C’était des anciens dirigeants de la maison.
 
L’atmosphère devint brusquement brumeuse. Brumeuse et aigre-douce et chaude-fraîche et, pour être recevable par l’assistance, sidérée, hurle-muette, quelque chose entre le son de la harpe et celui du tuba, combiné avec le silence endeuillée de la Mante Religieuse mâchant son partenaire.
Le meneur de ces Spectres était quelqu’un dont on ne savait pas trop s’il était un homme ou une femme. C’était un précurseur du mariage pour tous, hétéros, gays, lesbos, trans – où on ne sait plus qui est quoi pour (en) faire quoi.
 
Il s’agissait d’un gendarme en jupe. Non pas d’une gendarmette. Non pas d'une honnête/brave femme en uniforme, mais d’un vrai gendarme en jupe. C’est à dire de quelqu’un dont on ne savait pas qui/quoi était-il/elle/ce, ni quoi faisait-il/elle/ce – dans-sa-jupe/en-jupe.
 
Le reste était composé d’anciens personnages ayant rempli de fonctions diverses lors de leurs passages à RFCVIPMU .
 
- Responsable des placards et de leur confort, responsable des non-dits (dans plusieurs variantes, dont les plus importantes étaient celles des non-dits informationnels, des non-dits budgétaires, des non-dits masse-salariale), responsable du vide créateur, responsable de l'information compactée, responsable de la haine réciproque ou strictement personnelle, de l'espoir désespéré et poétique ou de l'état de choc et ainsi de suite. Responsable de tout. Tout était permis quand on touche à la responsabilité et à ses acteurs, aux Responsables.
 
Les Spectres mimèrent la Mondialisation.
 
Ils la mimèrent en tant que discours radio-télévisé. En tant que mal du pays dit nostalgie. En tant que négociation dans le cadre des OMC-GATT-ALENAs. En tant que cours-examens universitaires. En tant qu’explication à la maternelle. En tant que déclaration d’amour. En tant que justification fiscale. En tant que guerre entre les sexes ou entre les génération, entre distinct et indistinct... Et ainsi de suite.
 
- Le tout, sans hésitation aucune.
 
Le rythme et la cadence furent terribles.
 
Rapides.
 
Soutenus.
 
Shakespeare et Marx furent ignorés.
 
- On en ignore les causes.
 
L’apparition des Spectres ne dura que quelques nanosecondes. Quatre. Ou neuf. Ou six, peut-être. Ou, merde ! Peu importe ! Ils disparurent comme ils étaient arrivés – tous.
 
Icã et Rose opinèrent de commun accord que ce qui venait de se passer était d’un mauvais goût sévère. Trivial ! Vulgaire ! C’était tellement simpliste, tellement dégueulasse de faire appel à des sans-poids, à des sans-ombre, à des sans-consistance, à des Spectres ! Et ça, pour un simple caprice : pour exister !1
 
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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 08:13
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 57)
« Quelle est la différence
 
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
- Voilà, mon cher Glande, dit la Directrice Générale, prenez place ici, dans ce fauteuil. Je vais vous exposer, d’une manière extrêmement succincte, ce qu’est d’avoir la paix dans l’âme et ce qu’est le journaliste-machin-psychologique.
 
(courte pause)
 
- Avoir la paix dans l’âme ? Quel beau désir ! Quel beau projet ! Quel bel avenir ! Et cætera. Y a pas plus beau ! Depuis toujours ou, enfin, depuis la découverte de l’âme, on tend vers ce but, vers cette limite.
 
La Naine-qui pue mit ses fesses sur le bord du bureau. Croisement de jambes. Croisement des bras sur la poitrine. Rien de spécial, sinon.
 
- C’est ça ! continua elle. La paix est une limite. Limitée, elle n’est qu’une limite. Psychologique. Une limite psychologique. Au-delà d’elle, il se trouve un autre monde, un autre univers. Mais quelle aventure que de changer de pays, de monde, d’univers ! Pour atteindre la paix, il faut l’esprit d’aventure, il faut être un aventurier ! Or cela n’est pas sérieux. C’est tragique !
 
Et à la Naine-qui-pue de suivre, accablée, ayant abordé un air triste :
 
- Quant au journaliste-machin-psychologique, vous n'êtes pas sans savoir qu'est-ce. L’homme même n’est, en général, qu’un machin psychologique. Il y a ceux qui disent : « machin, oui, mais sublime ; peut-être même divin ». Et alors ? Sublime et divin, soit !, mais toujours machin. Aucun marxiste – et qui n’est pas marxiste aujourd’hui ? – ne niera ces faits. Enfin, comme tous les machins, le psychologique nécessite des révisions et des réparations. Dans cet ordre d’idées, le journaliste, confronté aux vérités ô combien diverses et contradictoires, pratique un métier beaucoup plus dangereux que l’on ne pense habituellement. S’il ne préserve pas son intégrité psychologique, il empiète sur son métier même. C’est-à-dire, sur l’information. Il diffuse, alors, des informations empiétées. Aussi le public se voit contaminé d’une maladie ineffable et impitoyable : l’impiétation. C’est du subtile de chez subtile, plus pervers et menaçant que les simples erreurs et contrevérités. Beaucoup plus.
 
(pause)
 
Ensuite :
 
- En tout cas, pour revenir à nos moutons, votre femme et la compagne de Stroë seront prises en charge par nous, RFCVIPMU . Mais elles prendront un vol régulier pour la Nomadie. Un vol normal. Elles vous rejoindront un ou deux jours après votre arrivée en Nomadie. Ou plus. Qui sait ? On ne peut pas savoir ! On ne peut pas tout savoir. (Et, en passant, c’est quoi le savoir?) Cela est absolument nécessaire, car nous ne savons pas encore le moment exact de notre départ. Et, entre le départ et l’arrivée, il y a des liens inextricables.
 
La Naine-qui-pue paraissait très émue. Ses yeux puants luisaient. Son menton tremblait. La femme au ourlet décousu fit un effort :
 
- Vous en êtes conscient, je suppose. Enfin, la Nomadie n’est pas seulement spatiale mais aussi a-spatiale. Elle est non seulement temporelle, mais aussi a-temporelle. Voilà pourquoi nous ne sommes plus maîtres du moment de départ, ni de celui de l’arrivée. Nous ne sommes plus maîtres des moments, en général. Enfin, quelque chose du genre.
Rose Pinçon finit son exposé. Le temps s'arrêta. Quelque chose de très étrange mais aussi de très naturel intervint pour souligner le pouvoir de la nature des choses.
 
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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 07:30
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 56)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
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est anatomisée à fond par
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                                                        Distorsion
 
Une voix inconnue et discontinue :
 
« « » Hé !
 
« « » Bêtise ? Absolument ! Et alors ?
 
« « » L’existence de la bêtise/sottise et celle de la folie supposent l’existence des réalités nourricières appropriées, bêtes, sottes, folles.
 
« « » Complètement immergées dans ces réalités, la bêtise/sottise et la folie les quittent et prennent leur envol : elles s'expriment.
 
« « » L’intelligence et la bêtise (et d’autant plus la folie, qui se trouve presque toujours à la jonction des deux) sont à la fois réfléchies et instinctives. Le massif humain les contient, comme dans un œuf. (Dans l'œuf d'un fou ! Dans l'Œuf de fou.)
 
« «  » La culture du sot voit son existence justifiée au même titre que toute autre culture ! La sottise est tellement complexe et coriace, qu’elle exige, à juste titre, une culture spécifique. Chaque culture avec ses sottises ! Voire, avec sa sottise ! Mais aussi, chaque sottise, avec sa culture ! Voire, avec ses cultures !
 
« « » Hé !
 
« « » La raison d’être de la sottise réside dans sa normalité, dans sa banalité. La sagesse maximum : saisir, maîtriser, savoir, faire-et-dire toutes les banalités. (On se rend évidemment compte que c’est impossible. Il faudrait pour ça du génie, du divin. Même plus !)
 
« « » Des sottises spéciales – les horreurs, les infamies – se sont banalisées à travers la civilisation citadine et communicationnelle : l’inquisition, les partis politiques, les guerres mondiales, le nazisme, le communisme, le maoïsme, le pol-poth-isme, le terrorisme anonyme, le pouvoir anonyme exercé sur la masse anonyme. On peut parler d’une réussite réelle. Il reste à rendre horrible, infâme la Banalité même. Mais, qui aura le courage de s’atteler à une telle tâche ?
 
« « » Peut-être que la Banalité est déjà corrompue, qu’elle s’est trouvé, enfin, un sens : ce sens-ci.
 
« « » …Qui faut-il donc faire sortir de son anonymat pour créer une culture anonyme et bête dont le Public – ou l’Anonyme – est aussi friand ?
 
« « » L’intellectuel bête, voire l’intello. (Lorsqu’on remplace la pensée par la culture, on quitte l’état intellectuel et on gagne l’état intello. Le monde grouille de cette espèce en voie de ballonnement. Ils sont affreusement nombreux, les intellos. Stupéfiants (très) ! Anonymes (hyper) !
 
« « » Hé !
 
Fin de la distorsion.
 
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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 10:52
 
 
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- Vous y conviendrez, ce n’est pas un voyage à l’étranger de la taille et de la nature d’un Sommet de la Francophonie qui soit l’endroit le plus approprié pour une telle confrontation, reprit la Naine-qui-pue en se dirigeant vers son bureau. J’aimerais pourtant savoir où sommes nous au juste avec cette confrontation ? Dites, à propos du savoir, vous connaissez mon opinion sur l’intelligence et sur le savoir, n’est-ce pas ?
 
La Naine-qui-pue se prononçait résolument contre l’intelligence.
 
- Ce qui compte c’est le savoir, disait elle. Un absolvent de l’ENA digne de son nom et qui mérite ses galons c’est quelqu’un qui sait, et non pas quelqu’un qui comprend. Comprendre, c’est-à-dire intelliger, c’est dangereux. On broie la réalité – par la compréhension. Intelliger le monde revient à le rendre fou. Les gens souffrent d’une névrose de l’intelligence. Ou, si ce n’est pas d’une névrose, d’une hernie. Comprendre c’est violer le savoir. C’est mortel. Le savoir, le vrai, c’est ne rien comprendre. Le savoir et le comprendre s’excluent réciproquement. C’est ça que d’être un énarque qui honore son nom.
 
Icã confirma d’un mouvement de la tête. Il était au courant.
 
- Mais vous ne connaissez pas la suite. Je parle de la paix dans l’âme et du journaliste-machin-psychologique, dit la Naine-qui-pue.
 
Silencieux, Icã confirma de nouveau avec une grimace et un léger mouvement de tête : il ne connaissait ni la paix dans l’âme, ni le journaliste-machin-psychologique.
 
- Venez, allons sans tarder dans mon bureau. À moins que vous n’ayez une urgence…
 
Re-grimace et re-mouvement de la tête d’Icã : aucune urgence.
 
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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 19:35

Daca am iubit-o ? Ce intrebare ! A fost prima mea dragoste. _______________ Este prima mea iubire _______________ si azi !

Sînt lucruri care nu se sterg. Si e bine ca e asa. Ce ne-am face altfel ?

Niciodata nu s-a întîmplat sa nu fie într-un fel spune mistocarul bucurestenean.

De data asta, felul în cauza... Ce sa mai vorbim, durerea pe care o resimt nu e gata sa se stearga si sa devina într-un fel. E singurul fel care poate exista în situatia data.

Adriana s-a dus dintre noi.

O parte constitutiva din propria mea existenta a plecat odata cu ea. _______________ S-a dus !

Ce pot sa spun mai mult ? Si de ce sa spun mai mult. E nevoie de un mai mult ? De un altfel de mai mult ? Ce fel de mai mult ?

E suportabil un mai mult ?

Fac o pauza si îmi trag rasuflarea... _______________ Un gînd trist si cald pentru Adi si Sandi, cei doi copii ai lui Cri si ai Adrianei. Plus unul pentru voi, care varsati azi o lacrima în amintirea Adrianei.

 

...Ii asociez la rîndurile de mai sus pe fratii mei, Victor I Stoichita si Catrinel Cândea...

_______________ Si apoi, tacerea !!! _______________

 

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 10:08
 
 
Post-scriptum
 
 
J'ai écrit, il y a un moment déjà, une chose (ni roman, ni récit, ni nouvelle – une chose, quoi !) à laquelle j'ai donné comme titre « Œuf de Fou ». J'ai retrouvé le texte pour la 4ème de couverture, que je n'ai pas employé à l'époque. Le voilà ci-près.
 
Œuf de fou? Et pourquoi pas ? Si pondre n'est pas interdit aux oiseaux, aux volailles, aux poissons, aux insectes, aux reptiles, pourquoi serait-il interdit au Fou ? Parce que – comme par hasard – ce serait « trop » humain ?
 
Et, hé, entre nous ! Pourrait-on imaginer un Fou qui ne pond pas ? Certainement pas !
 
- Et ce n'est pas à cause du (ni grâce au) pondre, mais à cause du (grâce au) Fou.
 
Peut-on imaginer un Fou – sans être emmené à vivre sa folie : la nôtre ? Qui pouvait le faire ?
 
Voilà le texte inédit que je rends public maintenant. Et je m'empresse d'ajouter que, tant qu'on y est, tant qu'il y est – le Fou doit pondre. Un Fou qui ne pond pas, n'est pas dans les normes.
 
- Il n'est pas Fou.
 
Quant aux membres du Club de Bridge, je ne sais pas quoi dire.
 
Et d'autant moins quant à moi.
 
Moi.
 
 
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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 10:15
Le calife, oh !
 
Depuis quelques semaines, Emmanuel Macron utilise son bâton de pèlerin (plus beaucoup d'agents de sécurité) en allant à la rencontre des citoyens.
 
L'exemple lui vient de loin. Les « 1001 nuits » en témoignent. Le calife, y descend dans la ville pour contacter « le peuple ». Pourquoi ? Parce que « le peuple » ne soit pas tenté de penser (même pas) à un possible partage du gâteau avec les puissants. Le pouvoir n'est qu'un gâteau, quoi qu'on en dise. Un gâteau réservé aux puissants. Un gâteau porté par « le peuple » – pour les puissants et nullement pour « le peuple ». Un gâteau parfois étrange qui peut empoisonner les puissants...
 
C'est le cas.
 
L'action de type « calife » peut s'avérer utile – donc ! 
 
...Macron-calife, donc ? Ça en a l'air. Et il n'est pas content, le dirigeant. Il constate que « le peuple » n'aime pas ses puissants. Il constate le manque d'information en la matière. Les services de renseignements intérieurs ne fonctionnent pas. Les députés – c'est quoi ? Les ministres démissionnaires – pareil ! Le gouvernent, lui... ? Le premier ministre « 80 à l'heure »... ?
 
...Et puis, « le peuple » ? Non !
 
Assez !
 
Tout ça n'est pas bon. Ça ne marche pas. Le résultat immédiat : deux fois par semaine le président-calife « descend » voir « le peuple ». On lui organise des séances d'enfumage de six heures au moins, lors desquelles « performances » il raconte au « peuple » des choses dont ce dernier n'a rien à foutre.
 
C'est une des traites définitoires de la démocratie française contemporaine.
 
Il paraît que l'époque des califes démocrates ne serait plus actuelle. Que l'histoire aurait d'autres exigences.
 
Oh ! Le calife ! Oh !
 
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