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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 13:52
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 43)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Ce n’est pas que je voudrais t’instrumentaliser, reprit Lãcrãmioara après quelques secondes de réflexion tout en dévisageant avec une certaine haine (avec une haine certaine) son mari. Encore que, quoi de plus légitime que d’instrumentaliser son époux ? Mais, non. Ce n’est pas ça. Vu l’état psy de notre foyer, je crois sincèrement que l’aide des psys est absolument nécessaire à RFCVIPMU. Je crois même qu’il faudrait y mobiliser un bataillon de psys. De toutes couleurs politiques, religieuses, sexuelles... Je parle de ces spécialistes qui d’ici vingt ans vont semer la merde dans toute la société en engageant la bataille pour un soit-disant « mariage pour tous », contrecarré par un soit-disant « détournement du mariage » (ou « mariage dénaturé »), bataille qui parviendra à diviser la société comme pas possible !... De toute façon, c’est très contemporain. Tout ça, je veux dire. Et il ne faut pas qu’un grand média, comme RFCVIPMU, rate le rendez-vous avec la contemporanéité. Alors, je te demande un moment de grande attention affûtée, aiguë.
 
Après un instant, comme pressée intérieurement maladivement d’un pressentiment inédit mais cohérent :
 
- Ce dont je te parles est une intrigue encore plus complexe que le nœud gordien. Néanmoins, comme il n’existe aucun Alexandre le Grand à RFCVIPMU ; comme la Révolution Mondiale est, quant à elle, pour beaucoup plus tard sinon pour jamais (car la Mondialisation tout court est sur le point de l’achever, n’est-ce pas ?) ; comme la lâcheté de nos contemporains gâtés par leurs sociétés démocratiques (car riches) où le vote est libre et du coup inutile, peut devenir dominante ; bref, comme tout ça – le retour aux sources s’impose. Et quoi de plus « à la source » pour un humain que sa propre psychologie, son propre psy ? Voilà ce que je voulais dire. Comme, de surcroît la FSB, la DST, la DGSE et autres Maussades et FBI-CIA deviennent victimes de leur singularité (à l’instar des dinosaures morts par hypertrophie), l’aide psychologique s’impose et prend le relais de tout ça. Elle ramène les choses à des dimensions humaines, je veux dire, non pas mondiales (ce serait vulgaire, trivial, inélégant) mais universelles (vaporeuses, éthériques, voire délicatement parfumés), à des dimensions beaucoup plus appropriées à notre civilisation où les guerres mondiales et totales demandent à être bannies et honnies.
 
(petite pause encore – histoire de comprendre si Lãcrãmioara voulait bannir et honnir les guerres mondiales ou les dimensions de notre civilisation – distinction impossible à faire, vous voyez bien, on l’espère !)
 
Lãcrãmioara finit comme suit :
 
- La psychologie individuelle contemporaine ne peut être que disjonctée, ahurie. Démente. Qu’est-ce que ça donne quand on considère la psychologie collective contemporaine, je n’ose même pas imaginer. Dans ce chaos, dans ce capharnaüm, les psychologies individuelles, désaxées, doivent être bien définies. Pour être bien contrôlées. Paradoxalement, mais justement. Surtout celles des journalistes. Je parle de leurs psychologies individuelles. Dans ce sens, il faut s’organiser de sorte qu’ils aient affaire uniquement au connu. Exclusivement. Autrement dit, on sera nécessairement emmenés à contourner l’inconnu. Voire à y renoncer. À l’inconnu, naturellement. Or, il n’est pas facile de se priver d’inconnu. D’autant plus lorsque celui-ci loge en soi-même. Alors, en vertu de l’ahurissement général contemporain, l’inconnu doit être énoncé, dénoncé et rendu au monde. Ensuite, il faut faire en sorte que, même connu, l’inconnu reste inconnu. Ensuite, on pourra même lui attribuer une direction et un sens. Qu’il s’agisse du connu ou de l’inconnu. Peu importe. On pourra le diriger. Connu, inconnu, méconnu ou que sais-je encore. Ce qui est d’ailleurs le but-même de l’opération. Or, toi, mon cher, tu es très bien placé pour pousser les choses dans ce sens. Tu n’es pas dans la situation de ton copain, de ton Stroë. Oui, lui ! Avec son manque de prénom !
 
La haine de Lãcrãmioara paraît très forte aujourd’hui.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 08:42
 
 
Inutile, oui
 
Les filous disent :
 
- Ne pas regarder son jeu immédiatement mais profiter des premières secondes, où les adversaires, eux, regardent leurs jeux, pour essayer de faire la même chose qu'eux : regarder leurs jeux.
 
Une fois regardés, les jeux des autres se vident de leurs attributs mystérieux, voire mystiques, pour laisser la place aux plaisirs inexplicables de la victoire.
 
- Obtenue par n'importe quel moyen, fut-il la tricherie, la ruse, la non-sportivité, la malhonnêteté, etc..
 
Fut-il – soit-il !
 
Ciprian Viktor, marié (à Karla), un chien, quatre enfants, trois petits enfants, ancien notaire, un cancer de la prostate bien opéré et un AVC qui lui a enlevé la sensibilité de la main gauche, l'intelligence ironique, le sourire facile et le rire rare, passionné de tous les jeux qu'il pratique avec sa bande de copains brillants et joyeux (tarot, barbu, belote...), amateur de chasse, pêche, champignons et... femmes.
 
Ciprian Viktor, n'aime pas « travailler » le bridge, n'aime pas les problèmes de bridge en dehors de la table, n'aime pas jouer en mixte (les femmes sont pour d'autres choses). Il aime partager les bons moments avec ses copains avant et après le bridge et, dans ce contexte, il « agrée » les anecdotes, surtout celles grivoises, celles liées aux tricheries, ainsi que les mixtes.
 
- Mais aussi les autres.
 
Mais.
 
Grand tournoi de Bordeaux. Ciprian et son partenaire arrivent à la table de Chemla et Stoppa (champions du monde). Plein de kibbitz. À cette époque, 3 NT et 4 majeure avaient la même valeur en France, mais pas en Europe. Le partenaire de Ciprian décide de jouer 3 NT alors qu'ils étaient fités à pique. Il fait 3 NT – égal ; tout le monde avait chuté 4 piques. Chemla lui dit alors : « Monsieur, vous devez sûrement jouer en marque internationale ». La plupart des kibbitz les ont suivi ensuite sur les positions suivantes, pensant que le partenaire de Ciprian était un champion international. – Ciprian éprouva de la fierté et de la jalousie.
 
- Quant à moi, je n'ai jamais réussi à savoir le nom du partenaire de Ciprian.
 
S'il existe, ce partenaire. Si l'anecdote précitée n'est pas une modalité utilisée par Ciprian pour raconter sa rencontre avec Chemla et Stoppa.
 
Si.
 
Ensuite.
 
Ciprian avec Jean-Emmanuel, son partenaire préféré, vont faire le grand tournoi de Toulouse, avec le classement visible toutes les deux donnes.
 
Arrive une paire de « papys » qui exposent sur la table leurs feuilles de résultats des donnes précédentes. Ciprian (fidèle à la thèse affichée tout au début de la présente) jette un œil sur les feuilles et voit qu'à la donne 9, qui va arriver bientôt sur leur table, la ligne N-S, c'est à dire la leur, a réalisé un contrat de 4 cœurs + 3. Sur les feuilles de la paire suivante de « papys », la même chose : dans la donne 9, la ligne N-S réalise le contrat de 4 cœurs +3.
 
- Ciprian en parle à Jean-Emmanuel.
 
La donne arrive, trente minutes plus tard. Ciprian fait l'appel aux As. Il n'écoute même pas la réponse de son partenaire et lance l'appel aux Rois. Il leur manque trois Rois, mais Ciprian n'écoute toujours pas la réponse de Jean-Emmanuel et annonce le contrat : 7 cœurs. Ensuite, il essaie de jouer comme ses prédécesseurs – c'est à dire mal, très mal, plus que mal – pour faire ce qui n'était pas faisable (mais qui avait été fait deux fois de suite), pour arriver à 13 levées... Il chute deux fois.
 
- Parfois jouer bien ou mal au bridge ne sert pas à grand chose.
 
Voire, à rien.
 
- Ensuite, il se demande si ce n'était pas une kabbale contre eux, si les feuilles étalées par les « papys » n'étaient qu'un piège...
 
Va savoir !
 
Enfin, grand tournoi international de Juan les Pins. Deux salles de jeux (Casino et Palais des Congrès). Les Polonais vont souvent aux toilettes. Voire trop ! Sans doute pour échanger des informations.
 
Mais on n'a pas pu en apporter la preuve. – On n'a pas pu. – La preuve.
 
Sacrés Polaques !
 
Quant à moi, je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça. Mais aussi pourquoi je serais tenu à garder tout ça « dans mon silence ».
 
- Dans ma mystique à moi.
 
Aussi inutile qu'elle soit. Aussi inutile que ce soit.
 
Inutile.
 
- Oui.
 
 
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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 08:51
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 42)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Cela étant, tu crois vraiment à ce que dit ce Stroë ? Tu ne vois pas le danger ?
Lãcrãmioara avait changé de sujet. Elle troqua le regard contre la parole :
- J’avoue que non. Quel danger ?
- C’est qui la garce ?
- Je n’en sais rien, strictement rien. Je rends un service à Stroë. C’est tout. S’il aime la sauter, pourquoi pas ?
- Sur ton budget ! Il la saute sur ton budget. Tu trouves ça normal ? Je ne vois pas vraiment la raison. Sauf s’il y a autre chose. Car il y a autre chose, n’est-ce pas ? Dis ! Autre chose, n’est-ce pas ?
Lãcrãmioara était, de toute évidence, très suspicieuse1.
 
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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 09:43

 

Haïku

Le Haïku est une forme fixe de poésie, inventée par les Japonais. 17 syllabes, trois vers, une référence obligatoire à la nature.

Lors des tournois du Club, les pauses qui s'imposent (pardon pour pauses/imposent, rime intérieure, mais nous sommes en plein dedans – je veux dire, dans la poésie ; ou non ?), pendant ces pauses, donc, on a à peine le temps d'avaler quatre, cinq taffes d'une cigarette qui n'a plus de goût depuis la loi qui rétrécit de plus en plus la liberté, voire l'existence des fumeurs.

C'est presque l'intervalle nécessaire pour bien lire et goûter un « instant » de type Haïku. C'est aussi parfois le temps de le créer.

- Le Haïku, je veux dire.

Dire.

Cela s'est passé aujourd'hui. Émilie Gros, soixante-dix années bien soignées, en répondant à une question aimable de mon partenaire, Raoul Valois, à parlé comme suit :

- Ma petite fille a peur de dire à sa mère combien son père lui manque.

En traduction haïku-ienne, ça donne :

Ma petite fille a peur de dire à sa mère

combien lui manque

son père.

Tout est dit dans cette phrase/poème. Enfin, sinon tout (la nature n'y est pas), beaucoup.

Ce qui n'est pas dit, pour autant, c'est l'expression vocale-sonore, faciale, corporelle, comportementale d'Émilie Gros.

- Inquiétude pour sa petite fille, mais aussi pour sa fille, plus une fine satisfaction quant à l'échec personnel de sa fille/concurrente et, par conséquent, une subtile satisfaction à l'endroit de sa propre supériorité par rapport à sa fille, à sa petite fille, au monde, à l'Univers.

Cela ne l'empêche pas de jouer « à l'italienne1 », comme un cochon, comme un âne, l'Émilie Gros.

- Elle est convaincue pourtant du contraire.

Du.

 

 

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1 L'expression française est « comme un pied » ; la roumaine, « comme une botte ». Pied, botte, l'Italie n'est pas loin. On peut donc jouer « à l'italienne »...

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 08:43
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 41)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
La réponse d’Icã prit la même forme que celle de sa femme. Un discours sans voix, articulé uniquement par les yeux. Un discours muet et ophtalmologique.
 
« Le travail ou le milieu. Il n’y a aucune différence entre le travail et la mafia.
 
« Je parle de RFCVIPMU, naturellement.
 
« Mais on pouvait élargir, on pouvait faire ballonner la sphère.
 
« Les gens y travaillent apparemment comme tout le monde. Tous touchent d’ailleurs des salaires. Y sont soumis.(Ce qui n’est pas le cas partout dans le monde.) Chaque année, la Direction et les Syndicats, réunis dans des commissions paritaires, parlent augmentation salariale de la masse salariale.
 
« Des sadomasochistes !
 
« La liberté d’expression et la fameuse clause de conscience, inscrites dans la Charte du Journaliste Démocrate et Libre, assurent le meilleur cadre pour le développement bordélique de l’information. Les journalistes se sentent assez souvent investis d’une mission impropre au citoyen Lambda. Ils se disent chargés d’une tâche messianique. Quasi-messianique. Pseudo-messianique. Para. Méta. Infra. Enfin, tout ça.
 
« En l’occurrence, ils se voient obligés d'importer le connu !
 
« D'exporter, en revanche, la démocratie et la liberté !
 
« L'inconnu doit être toujours transformé en démocratie et liberté.
 
« À tout prix !
 
« En France, d'abord. Naturellement, d'abord. Mais aussi et peut-être surtout Ailleurs (avec majuscule). En commençant par l’Afrique, terrain par excellence français, n’est-ce pas ? Par excellence jusque tout à l'heure. Car la Grosse Chine commence à nous pomper l'air. Notre air à tous. Tous, tous, tous !!!... N'est-ce pas ?... En continuant ensuite avec l’Asie Mineure, l’Asie du Sud-Est, voire l’Asie entière. Et, maintenant, une fois le Mur de Berlin tombé, avec les ex-pays de l’Europe Centrale et Orientale absorbés, eux, par les forces centripètes de la démocratie européenne, qui se dirigent simultanément, vers l’Amérique du Nord où, comme tout le monde le sait, se trouve seulement une copie de démocratie, à l’instar de la copie de la Statue de la Liberté, et non pas l’original qui, lui, voilà, se hisse ici, tout juste à côté de la Maison de la Radio, la Ronde.
 
« Le Camembert, quoi ! 
 
« Autrement dit, à RFCVIPMU, les frontières entre la psychologie et la psychiatrie n’existent même pas. Quoi de plus normal que ça ? Hein ? ! Quoi ? 
 
Le regard de Lãcrãmioara, devenu joyeux, jeta des éclats coupants d’ironie.
 
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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 09:15
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 40)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Oui, une cellule psychologique, continua Lãcrãmioara. Une cellule d'aide psychologique pour tous vos abrutis. Je t’en ai parlé l’autre fois. C’est clair, c'est évident comme de l'eau de roche. L'idée est plus que d’actualité. Non seulement la bonne marche du monde en dépend, mais surtout la bonne marche de RFCVIPMU . Et celle de notre ménage, aussi. Dans ces conditions-ci (des conditions presque sinistres), d’après le Grand Caprice, où nous sommes obligés d’évoluer !
 
- Tu parles du fait que je suis devenu dépendant de mes mémoires, dit Icã1 en la dévisageant avec un faux air respectueux, tout en cachant son agacement/mépris. Ce n’est pas de la drogue, pourtant !
 
Lãcrãmioara ne répondit pas d’une manière articulée. Elle se limita à faire usage de son regard discursif.
 
Voici ci-près le contenu de ce regard.
 
« Oui, mon ami, vous vous montrez dépendant de vos mémoires. Sans changer de personnalité, toujours malotru, comme au bon vieux temps. Vous êtes devenu multiforme.
 
« Votre travail à RFCVIPMU, au sein de toutes ces langues étrangères et souvent étranges, triviales, vous a marqué.
 
« Vous vous êtes construit une mémoire spécifique pour chaque langue.
 
« Ou, plus généralement, pour chaque forme.
 
« Chaque forme, une langue.
 
« Chaque langue, une forme.
 
« Vous vous êtes avéré apte à vous multiformiser, à vous multimémoriser.
 
« Voilà qui n’est pas sans dégâts, cela étant.
 
« L’énergie psychique dont vous disposez, mal orientée, ne vous a pas permis de tout couvrir. La psychologie, pour vous, est toujours jumelée avec la psychiatrie. C’est votre travail spécifique qui vous a imposé cette mal(trans)formation.
 
« Oh ! Vous êtes vulgaire. Très. Vulgaire, vulgaire, vulgaire !
(Il faut s'imaginer ici une petite crise d'hystérie. Lãcrãmioara frappe vite de ses pieds... Elle se morde les lèvres..., etc..)
 
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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 09:21
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 39)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Tu ne vas pas soutenir, pourtant, que t’as oublié de me le dire ! fit Lãcrãmioara avec reproche. Quand même, partir ainsi, avec une inconnue, au bout du monde…
 
- C’est pas au bout du monde. C’est juste à côté, répliqua Icã.
 
- Peut-être. Mais c’est quand même au bout du monde. Tu vas pas me dire maintenant que ce n’est pas au bout du monde ! Tu ne vas pas me dire ça à moi ! Tu ne vas pas me dire que t’as oublié !
 
Icã secoua sa tête massive en signe de sage détresse.
 
- Si, j’ai oublié !
 
- Malgré tes célèbres mémoires !
 
- Hélas, oui !
 
- Tu vois ? !
 
La voix de Lãcrãmioara prit une inflexion grave, « du soir ».
 
- Il faut absolument qu’on mette sur pied la cellule d’aide psychologique1. Une fois pour toutes. Une fois, et ce sera tout. Tout, tout, tout. Tout.
 
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25 décembre 2018 2 25 /12 /décembre /2018 09:05
 
 
L'hydre de l'Opinion
 
Les subtilités de la vie passée sont parfois plus subtiles qu'on ne le pense. Celles de la vie présente encore plus. Pour ne pas parler de celles de la vie future.
 
- Encore faut-il qu'on y arrive.
 
À la vie future, indeed.
 
- Indeed et inside.
 
Et.
 
Le fait ci-dessous, je le place dans la vie passée.
Johann n'est pas un nom trop usuel en français. Il est remplacé assez souvent par Jean. Ainsi, on dit Jean Sébastien Bach et non pas Johann Sebastian Bach.
 
En revanche, on dit toujours Johann Strauss, et non pas Jean Strauss ; que ce soit le père ou le fils. – Va savoir pourquoi !
- Pourquoi ou pas pourquoi, c'est un fait.
 
Un fait du passé avec des incidences dans le présent.
Dans mon Club de Bridge souvent mortuaire, on trouve de temps en temps des vieux trentenaires. Je m'explique.
- Ils sont bien sûr plus jeunes que les autres.
 
Plus jeunes, dans leur quasi-totalité (expression que je traite
– ici comme ailleurs – avec le même respect que « très supérieur » ou « très inférieur », « assez moyen », « assez médiocre » ou « assez exceptionnel », « commémorer l'anniversaire », « l'anniversaire de la mort », « décimé entièrement », et plus encore). Plus jeunes, certes, mais assez vieux. Et pour cause. Ils jouent au bridge.
 
- Ce n'est pas le propre de leur génération.
 
On doit être vieux et à l'aise financièrement pour jouer au bridge d'une manière régulière, soutenue.
 
- Vieux, voire moribonds.
 
Voire.
 
Mais, enfin, chaque règle avec son exception qui la confirme. Dans notre cas, il s'agit notamment d'un Johann, ou plus exactement de deux.
 
Rien à voir avec le vieux Bach ou avec les plus jeunes Strauss, père ou fils. C'est tout autre chose et ce n'est qu'une étrange coïncidence que la chose repose sur le même nom historique : Johann.
 
Les Johann présents, comme je disais, sont deux. L'un est le fils de Régis Ruchoux.
 
- Régis, donc, joue assez souvent en face de Marie Quai, la fille de Fabienne Quai.
 
Régis a un garçon nommé Johann.
 
Régis et Marie sont parmi les peu à prendre le flambeau bridgistique de la génération précédente. Ils ont grandi ensemble. Leur fusion spirituelle est plus qu'évidente. Ils sont de la famille, on dirait.
 
- Ou même plus.
 
Ou même. Car, voilà, récemment, Marie Quai a accouché d'un très beau garçon. Garçon qui a reçu le prénom de Johann. Non pas Jean, mais Johann. Comme le fils de Régis.
 
- Vu ?
 
Et cela – explique-t-on – parce que le père de Johann Ruchoux serait pressenti d'être le parrain de Johann Quai.
Mais cela n'est pas suffisant pour l'hydre de l'Opinion.
On laisse entendre « beaucoup plus » que ça.
Et Dieu sait si ce n'est pas vrai – non ?
 
- Ou pas.
 
 
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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 06:25
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 38)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
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« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Oui, c’est c’la ! dit Icã Glande en s’adressant à Lãcrãmioara, sa femme.
 
Assise dans son fauteuil en velours beige avec des reflets arc-en-ciel, celle-ci dévisageait avec beaucoup d’attention rancunière son mari affalé sur le canapé revêtu du même tissu. Elle était, comme toujours, irritée, à l’affût de la moindre raison de se fâcher, de protester, de crier, de s’hystériser, de condamner, de pester, de se victimiser, de se venger. C’était sa manière de s’imposer. Espèce de Xantippe méga-contemporaine, elle était certaine (méga-certaine) de ce qu’elle (méga-elle) pressentait (méga-pressentait).
 
Cela la fatiguait (méga).
 
Elle aurait aimé changer (sans hésitation) son état actuel contre celui de naguère, contre son ancienne maladie, d’avant le Grand Caprice1. Elle aurait préféré mille fois son ancienne souffrance (la pression de ses seins – entre nous, heu !, plus ou moins satisfaite2) à cette pression interne, à cette pression de ses pressentiments (sorte de souvenirs détournés, rendus pervers). Dans le passé, ses seins, dans le présent, ses pressentiments, ballonnaient pas mal Lãcrãmioara. Il y avait risque d’explosion !
 
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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 15:17
 
 
Selon Wikipedia, Christoph Castener...
 
Vie privée et familiale
 
Né d'un père militaire et d'une mère femme au foyer, Christophe Castaner est le cadet d'une famille de trois enfants2.
 
Marié à une femme cadre bancaire, il est père de deux filles2,3.
Jeunesse
 
À 18 ans, il quitte le foyer familial et reste deux ans à Marseille, où il gagne de l'argent notamment en jouant au poker3. Il se lie avec Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence de la Dream Team abattu de plusieurs balles en 2008 ; il déclare à ce sujet : « C'était mon grand frère, mon protecteur. Il m'appelait l'étudiant »4.
Formation
 
Il reprend ses études à l'âge de 20 ans et passe son baccalauréat en candidat libre en 19862, qu'il obtient au rattrapage5.
 
Diplômé de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il est titulaire d’un DESS de juriste d’affaires internationales et d’un diplôme de sciences pénales et de criminologie ; il complète sa formation en sciences politiques6,7.
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