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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 17:03

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 07:51
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 32)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
» Malheureusement, les qualités intrinsèques des langues méconnues me repoussent sans voie de recours. La langue, expression de l'être. La langue méconnue, expression de l'être méconnu. Ou expression méconnue de l'être.
 
» Je sens l'appel de quelques valeurs psychologiques supérieures, capables de me faire transcender. Capables de m’insuffler la transcendance.
 
» Question de souffle. Comme au tout commencement. Tout est souffle. Rien n'est en dehors du Souffle.
 
» J'ai envie de pleurer.
 
» J'ai ressens la fournaise qui consomme le bonheur, qui livre le bonheur à la béatitude.
 
» Suis un enfant perdu.
 
» L'enfant de la Vierge, qui ne retrouve plus la Vierge, sa Vierge, la sienne.
 
» Ai pitié de moi. On me ramène à moi même. On me restitue à moi même. Moi, citoyen de la Nomadie, en mission en France. Moi, non-identifié et non-identifiable.
 
» Cela me fait du bien. Me réconforte. Je me complaît dans une souffrance qui serait vraiment fausse si elle n'était pas vraiment vraie.
 
» Qu'est-ce qu'on pouvait faire, qu'est-ce qu'on devenait si l'on n'avait plus accès à la beauté et à la bonté ?
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
En vente chez moi et sur Amazon (version brochée), sur Kindle (version ebook)
Blog : www.alexandre-papilian.com/

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 07:41
Bagatelles
cueillies et inventées dans un Club de Bridge limousin par un Roumain d'origine divine
 
 
Ohptalmo, gynéco
 
- Vous savez ce qu'il m'est arrivé ? demande Jeannine.
Non, nous ne savons pas, Fabienne et moi, ce qu'il lui est arrivé. Si ce n'est le fait qu'elle ne joue pas aujourd'hui avec son partenaire habituel, Lazare.
 
Jeannine, la femme d'un ex-médecin militaire alzheimerien, mis dans une maison spécialisée (autre que celle où son partenaire habituel, Lazare, avait mis sa propre femme à lui), la soixante-dix-aine toujours stricte et soignée, bien coiffée (platinée) aujourd'hui comme hier, affiche aujourd'hui encore, comme hier d'ailleurs, quelques bijoux en or gris avec des brillants pas trop visibles – mais juste assez.
 
- Je lui ai dit que je vais voir mon ophtalmo, dit-elle, mais comme il est sourd des sourds, il comprend que je vais voir mon gynéco.
 
Fabienne et moi éclatons de rire.
 
- « Quoi, dit-il, seriez-vous enceinte ? » continue Jeannine.
Fabienne et moi, rires encore plus grands.
 
- Franchement, il est plus sourd encore qu'une taupe est aveugle, dit Jeannine.
 
- Et tu lui as dis quoi ? s'intéresse Fabienne.
 
- Je lui ai dit que oui, je suis enceinte, mais que je ne saurais pas lui dire qui est le père.
 
Sur ce, accompagnée par nos éclats de rire, Jeannine se lève et se dirige vers la table où elle va jouer les trois donnes suivantes en face de Myriam.
 
- Elle ne joue pas avec Lazare, aujourd'hui.
 
Lazare, quant à lui, amène sa viande (une boule – sa tête tondue, sur une autre boule – son thorax-ventre) et s'assoit à notre table. Il attend son partenaire d'aujourd'hui, Monsieur Pétri. Ce dernier, encore plus vieux que Lazare, énerve toujours Fabienne avec ses blagues inintelligibles. Mais on ne va pas insister sur cet aspect des choses. Il était, je crois, aux toilettes.
 
- Pas la peine d'insister non plus.
 
- J'ai entendu que t'as fait un enfant à Jeannine, dis-je à Lazare.
 
- Eh ? fait-il en penchant sa tête sourde vers moi.
 
Ensuite, il comprend :
 
- Ça ne craint rien.
 
Son ironie couplée à son auto-ironie est plus qu'irrésistible. Fabienne et moi sommes emportés par un rire con et pas gai.
 
- De toute évidence, il n'est pas aussi sourd que le dit Jeannine – le Lazare.
 
 
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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 10:21
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 31)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
» Le contact avec la Rédac en langues méconnues nous est trop désagréable. Autant pour moi que pour eux. Un contact-forceps.
 
» Ce contact-forceps rend fou. Déjà être nomadien n’est pas facile, mais avoir affaire de surcroît à des telles réalités, c’est plus qu’un mortel peut supporter.
 
» Ces gens de la Rédaction en langues méconnues sont des revenants ! On ne connaît pas leurs origines. Je me demande aussi s'ils étaient des originaux. Ils sont comme les images reflétées par des miroirs qui reflètent les image reflétées par des miroirs qui reflètent les images reflétées par des miroirs qui reflètent… et ainsi de suite. Ils résistent contre vents et marées. Il y a, je veux dire, quelque chose, un résidu de vrai – à la fin. Pas plus. Et encore !
 
<>
 
» Oui, et encore. Car voilà, la réalité de cette Rédaction et de son méconnu risque de me transformer dans un pauvre microbe confronté à des puissants phagocytes.
 
» Serait-il question d'un pré-monde ou d'un post-monde ? Il m'est impossible à dire.
 
» Ce que je pouvais dire dans l'état actuel des choses se résume à quelques maigres références trouvées dans le monde le plus immatériel que soit. À savoir la beauté et la bonté.
 
» Elles vont toujours ensemble. La beauté suscite la bonté. La bonté suscite la beauté. Elles sont les deux images d'une même réalité. Elles se créent l'une l'autre.
 
» Il y a des ceux qui se sont auto-mutilés en évoquant la beauté du diable, les fleurs du mal ou le bien malfaisant, la haine bienfaisante ; et j'en passe et des meilleurs. Ils ont rangé ces impossibilités parmi les possibilités. L'exemple le plus flagrant dans notre situation s'avère l'existence-même des langues méconnues bénéficiant d'une Rédaction spécifique à RFCVIPMU, situation particulière, à peu près unique.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 08:31
 
 
La rage, une nouvelle femme
 
Aujourd'hui, je me suis réveillé dans un état d'esprit un peu spécial. Je hais. J'ai la rage.
 
- Je trouve ça un peu bizarre.
 
Voire, un peu beaucoup.
 
- Je me vois aujourd'hui en tant que Lazare.
 
Et, lorsque, dans la salle de bains, en tant que Lazare, je lave mon appareil dentaire, je jette un coup d'œil dans le miroir.
 
- Toujours en tant que Lazare.
 
La salle de bains est un endroit propice à une telle opération. En tant que Lazare, je n'aime pas le miroir de la chambre. La chambre, devenue depuis le départ de Louise ma chambre, devant le miroir-porte coulissant de l'armoire, c'était l'endroit de Louise. Elle se regardait souvent dans le miroir. Souvent, mais pas toujours. Elle connaissait des moments de désolation, quand sa propre image non seulement n'était pas bonne, mais était encore plus déprimante. Elle évitait parfois de se regarder.
 
- Tombée malade, elle sombra dans l'univers d'Alzheimer.
 
Elle ne me reconnaît plus aujourd'hui, ma Louise. Ou, très rarement. Ou, enfin, j'ai l'impression qu'elle me reconnaît (trop), lorsqu'elle baise ma main : je lui porte la petite cuillère à la bouche.
 
- Mais rien n'est moins sûr.
 
Son regard ne parle plus à personne.
 
C'est ce qu'à réveillé en moi l'image renvoyée dans mon regard par le miroir, ce matin, dans la salle de bain.
 
Je me demande – sans grand courage – si ce n'était pas le regard renvoyé par le miroir qui l'aurait poussée dans la démence, ma Louise.
 
- Son propre regard, ça peut rendre fou.
 
Je vais tous les jours, week-end compris, à dix-huit heures, à la clinique. Je lui donne à manger. Ça me fait autant du mal que du bien.
 
Mal, parce que je vois son état de dégradation.
 
Mal, parce que je me dis que je vais la suivre bientôt : dans la maladie ou dans la mort directement.
 
Bien, parce que je ne suis pas atteint, moi, de cette maladie (pas encore ; ni par la mort qui s'en suit – tant qu'on y est).
Bien, parce que je remplis quotidiennement mon devoir de bonté (je suis bon-bon-bon chaque jour, jour après jour – et cela n'est pas donné à tout le monde ; cela n'a pas de prix).
Bien, parce que je peux m'imaginer avec la conscience tranquille comment je pourrais me faire sucer par la kyné (une partouzarde tendance cuir, qui joue souvent au Club ; et d'ailleurs, je me demande même pourquoi elle joue au bridge au lieu de s'occuper de ses parties fines et de sa chasse au portefeuille bien garni, et qui s'est offerte à moi d'une manière plus que trop explicite ; d'ailleurs, Mimi, qui était présente et qui avait, elle aussi, flashé un peu sur moi, a réagi avec une certaine jalousie violente, en bloquant ainsi toute chance d'approche entre la kyné et moi, et en me laissant les couilles pendantes bien remplies d'un sperme improbable et en tout cas inutile, chose valable aussi pour mon portefeuille, inutilement rempli).
 
Bien, parce que je peux m'imaginer une partie de jambes en l'air avec Mimi, même si elle vient de fêter ses soixante-dix ans (fête que je n'ai pas honorée ; et pour cause, Mimi avait invité une vingtaine de personnes au Trois porcelets, dont je n'aime pas trop le patron, une espèce de voyou qui se permet des familiarités pas toujours agréables avec les clients et où, comme d'habitude dans de pareilles occasions, on parle très fort – on crie même – pour se faire entendre, ce qui transforme mes prothèses auditives en instruments de torture, avec leur écho inhumain...).
 
Bien, enfin, parce que je peux bousculer la Jeannine, ma partenaire habituelle, femme de médecin militaire, dont le mari souffre, comme mon épouse, de la maladie d'Alzheimer, mais qu'elle a mis dans une maison spécialisée loin de Limoges ; la Jeannine, ah, la Jeannine, insatisfaite par son sacrifice, mais calme et fiable avec ses bagues aux petites brillants et avec son sourire affable, combien de fois ne l'ai-je pas utilisée pour me soulager « à la main » !
 
- Je la hais !
 
J'ai la rage.
 
- J'ai une nouvelle femme.
 
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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 07:55
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 30)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
» On m’a donné ma chance. J’ai décroché cet emploi. Je suis le secrétaire particulier du ministre. Le travail me convient parfaitement. La preuve : cette mission qui m’a été confiée depuis peu. Très confidentielle et, donc, très illégale. Mais, peu importe. Elle m’amène à Paris.
 
» Mon patron, Viorell Grassoull, occupe actuellement le fauteuil des Affaires Étrangères et des Tribus de la Nomadie.
 
» Auparavant, quand au pouvoir se trouvait l’actuelle opposition, il était ministre de la Culture et du Passé.
 
» Il est ministre, indifféremment du pouvoir en place.
 
» C’est à ces temps que remontent les liens privilégiés noués avec son homologue français de l’époque, le ministre de la Culture à Vie. (Une exception culturelle française. Encore une.) Liens précieux certainement pour le travail qui m’a été confié maintenant.
 
» Mais ce n’est pas le sujet.
 
» Le sujet c’est que j’ai fus contraint d'entrer en contact avec les gens de la Rédaction en langues méconnues de RFCVIPMU . Pour le travail. Pour notre travail, le mien, bien sûr, et pour celui de mon ministre, Viorell Grassoull. Implicitement.
 
» La valeur de l’implicite reste sujet d’étude. Et d’inquiétude. Et à caution.
 
» Je parle, évidemment, pour notre société nomadienne prise dans l'engrenage de l'histoire contemporaine dont on ne connaît ni le passé ni l'avenir – que l'on les méconnaît, par voie de conséquence. C'est à dire, implicitement. Chose valable par ailleurs pour toutes les histoires, la grande Histoire inclue qui, Elle, étant construite, voire reconstruite sans discontinuer, risque de devenir de plus en plus suspecte, méconnaissable, à jeter impérativement/implicitement.
 
» Le sujet c’est que je ne vois pas trop la raison de cette prise de contact. D’où une certaine (ou incertaine?) sensation/sentiment d’incertitude qui, probablement a animé moult esprits contemporains, tel que Heisenberg par exemple qui, à son tour, à son époque, a apporté – avec son « principe de l’incertitude » – sa pierre à la conception du chaos, très prisée aujourd’hui non seulement chez nous, en Nomadie, ce qui ne serait que plus que normal, mais un peu par tout dans le monde actuel traversé par d’innombrables improbabilités créatrices/fondatrices de certitudes.
 
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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 09:06
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 29)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Distorsion
(Dires d’une machine à café, de RFCVIPMU
ou,
plus généralement,
d’une machine à café de la mondialisation)
 
Le chaos ne peut être qu’extérieur. Tout le monde le sait. C'est prouvé. Dès qu’il est placé à l’intérieur, il est contenu, c’est-à-dire maîtrisé, donc cohérent. D’ici à lui trouver des vertus constructives il n’y a qu’un pas. Un pas facile à franchir et qui, pour tout dire et d’ailleurs, a déjà été franchi.
 
- Semer le chaos, voilà l’idée phare de la contemporanéité !
 
La globalisation, alias mondialisation, c’est du chaos pacifique. Le terrorisme de masse, qui s’y oppose, c’est du chaos violent.
 
- Pourtant, pacifique ou/et violent, on ne dépasse les limites du chaos.
 
Il y a une limite à tout !
 
Dans une autre perspective, l’objectivité se montre déshumanisante. Elle est déshumanisante. Elle élimine la subjectivité qui seule travaille l'esprit. Qui seule humanise. Elle pousse à l’oisiveté. L'esprit se déresponsabilise.
 
- Très intéressant !
 
La déshumanisation est un nuage rafraîchissant, qui « pleut », qui « se laisse/faire pleuvoir » parfois. Regardée de plus près, elle n’est qu’une posture/attitude. Elle est empruntée, parfois adoptée par l’homme lorsque celui-ci n’a pas la force, ni le courage de se chercher et de se trouver soi-même.
 
- Elle est une porte ouverte autant sur le néant, qu’au néant.
 
Ceci, quant à l'objectivité, donc.
 
Puis, l’anéantissement. L’homme habité par les valeurs de l’objectivité est relativement mort. Voire plutôt mort. L’homme est faible par rapport à la vérité. La vérité lui fait généralement peur. Aussi, il a peur de découvrir la vérité dont il est séparé – pour être taillé. Il a peur de se découvrir. Il a peur de lui-même. Il est conservateur. Il se conserve lui-même.
 
- Pourtant, il ne peut pas aller jusqu’au but. Il n'a pas le pouvoir de ne pas être, mais au mieux de ne plus être.
Tout ça pour arriver à la question d'après : comment se fait-il/fait-on que la même personne puisse rayonner aussi bien des choses intelligentes que des sottises ? S’agirait-il des deux cerveaux spécifiques, l’un pour l’intelligence, l’autre pour la sottise ? Si affirmatif, entre les deux il y a quoi ? Comment expliquer que le même cerveau puisse créer et des choses intelligentes et des choses ineptes ?
 
Fin de la distorsion.
(Fin de dires d’une machine à café, de RFCVIPMU
ou,
plus généralement,
d’une machine à café de la mondialisation)
 
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qui se passe
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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 08:43
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 28)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Les Directeurs Généraux de RFCVIPMU sortirent en flèche, voire en trombe du bureau du Coq-sans-crête et se dirigèrent tous vers le hyper bureau de la Présidence, en laissant derrière eux une Virginie en larme : elle aimait le chabichou présidentiel ; elle était obligée maintenant d’en faire le deuil1.
Dans l’antichambre de la Présidence, Madame Pomponne, la secrétaire de la Présidence, les informa qu’elle-même ignorait tout. Et particulièrement tout ce qui pouvait avoir un lien quelconque avec cette histoire. Elle avait pourtant entendu que la Présidence, qui se trouvait à Botonou, en aurait été informée. Et encore d’une manière tellement brutale ! Sauvage, pour tout dire ! Les gens sont des abrutis ! Il n’y a pas d’autre mot ! La nouvelle Présidence, que personne ne connaissait encore, paraissait plus que très pressée. Elle aurait pris l’avion pour Botonou, paraît-il, où l’ancienne Présidence se trouvait déjà, et aurait demandé à cette dernière que la passation du pouvoir se fasse là-bas, à Botonou, et non pas à Paris.
 
- Mais, dit Madame Pomponne en regardant les Directeurs Généraux de RFCVIPMU se trouvant devant elle, c’est quoi ce pouvoir qu’on doive passer ?
 
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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 08:16
Bagatelles
cueillies et inventées dans un Club de Bridge limousin par un Roumain d'origine divine
 
 
Encore
 
- Chez nous, ça se passe pas comme ça !
 
Chez nous, c'est à dire non seulement ici, dans le Limousin, mais ici, dans le Limousin élargi, en France ; voire ici, dans la France élargie, en Occident ; voire ici, dans l'Occident élargi, dans le monde civilisé – le nôtre. Le nôtre, qui ne serait pas le mien. Et cela parce que moi, en plaisantant, j'ai dit que ce serait à la femme de payer, et non pas à l'homme.
 
Mon interlocuteur-contradicteur est un homme de taille moyenne. Ni trop gros, ni trop maigre. La peau écailleuse, parsemée de tâches de vieillesse. Une belle chevelure non atteinte par la calvitie. Une dentition irrégulière et noircie mais soignée. Il utilise une prothèse auditive, comme la plupart de ses congénères. Son eau de Cologne est agréable. Il s'habille en Monsieur Tout le Monde, invisiblement, transparentement. Il a été dessinateur technique. Il est retraité.
 
- Je ne connais pas son nom.
 
Il connait le mien. Il porte un bracelet en or rouge.
 
- Qui peut être tout aussi bien en cuivre.
 
Qui peut.
 
Il n'a pas de signes distinctifs. Il n'a pas de signe du tout. Il est comme une lettre sans mot.
Ma sortie de gigolo le choque. Il n'imagine pas comment on pourrait se faire payer par les femmes.
Ségolène, en face de moi, essaye de lui faire comprendre que je parle en me reposant sur mes phéromones.
 
- Je dégage des phéromones.
 
Ce qui fait que les femmes se précipitent sur moi.
 
- Au risque de me tuer.
 
- Tel que fut tué le personnage de Suskind.
 
- Grand livre !
 
Le Parfum, c'est à dire, indeed.
 
- Grand !
 
- Grand – occidental – extérieur.
 
Enfin, elles se jettent sur moi comme les mouches sur le miel.
 
- Ou sur la merde.
 
Ou.
 
Ça ne change rien. Pour les mouches, je veux dire. Ni pour moi.
 
- Elles sont belles mes réflexions, plaît-il ?
 
Plaît-il !
 
Ce qui est drôle c'est le fait que je ne couche pas avec Ségolène. Ni Ségolène avec moi, of course.
 
- C'est une question d'âge.
 
De trop vécu. De désir à peine ressuscité que refoulé. De manque de courage. De mort.
 
- De vie.
 
Encore.
 
 
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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 08:50
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 27)
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
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est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
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Éclaircissement
En l’occurrence, de moins en moins de gens ordinaires acceptaient de prendre la responsabilité de RFCVIPMU. Il était de plus en plus laborieux de trouver quelqu’un désireux de prendre l’irresponsabilité de cette grande radio.
 
Les RFCVIPMUens, composant sans cesse et d'une manière non-différenciée la masse salariale, jugeaient avec un sourire de Joconde la tête de chaque nouvelle Présidence. Ils acceptaient, on dirait avec joie, le défi d’inoculer à la nouvelle Présidence les règles RFCVIPMUennes.
 
Avec joie, car de toute évidence le pari était faussé. Les Présidences avaient « des mandats » limités dans le temps, même si renouvelables. Les RFCVIPMUens, non. Pour les derniers, le temps n’avait pas de fin. Ni de commencement. Il n’avait même pas de dimensions. Pour ne pas parler de sens. En tout cas, les Présidences ne s'intégraient, ne se RFCVIPMU-saient jamais. À peine avaient-Elles le temps de faire connaissance avec la maison, qu’Elles devaient partir. Il est arrivé plus d’une fois qu’à la fin de son mandat, la Présidence sortante ne sache avec précision ni la masse salariale (dont personne ne pouvait maîtriser l’augmentation), ni le nombre des Services, ni la mission des Rédactions, ni la qualité des filiales, des radios partenaires ou des autres sous-traitants, qu’Elle avait présidés. RFCVIPMU était une structure qui recevait les Présidences comme on reçoit au sein d’une famille d’accueil un enfant handicapé, à problèmes – sans l’adopter, sans le digérer et, à fortiori, sans l’assimiler. Et cela depuis toujours et à jamais.
 
Fin de l'éclaircissement
 
<>
Un mot encore, pourtant :
 
- Le pari finissait toujours en cirque.
 
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