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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 08:47

On affirme vouloir taxer le carburant et de de-taxer le travail. Cela sans dire, bien entendu, que le carburant fait bouger les voitures et beaucoup d'autre machines et que les voitures et les machines en question sont un instrument de travail et de vie indispensable aujourd'hui.

On affirme vouloir éliminer le carbone de notre vie , sans se soucier du manque énorme par rapport aux recettes budgétaires que cette "action" provoquera dans nos finances...

Franchement, si la gouvernance actuelle s’appuie sur de telles allégation, nous sommes mal, très mal.

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 08:20
Bagatelles
cueillies et inventées dans un Club de Bridge limousin par un Roumain d'origine divine
 
 
Elle me fait peur
 
À peine un mètre cinquante-cinq de hauteur, Muriel masque ses rondeurs carrées (ou vice-versa, ses carrés ronds) sous de drôles de vêtements savamment/hautement imaginés pour sa seule personne unique.
 
- Ça lui va très bien d'ailleurs.
 
Peu après ma première apparition au Club, elle m'interpelle, curieuse de voir à quoi et comment on bouffe un balkano-mec garni d'une tête méditerranéenne et d'un regard sombre et souriant à la fois, pénétrant.
 
- La basse-cour entière caquette autour de vous, me dit-elle pendant la pause d'une demi-heure infligée tour à tour aux paires Est-Ouest en relais.
 
Je me tais plus que sagement.
 
- Qu'est-ce que vous auriez répondu, vous ?
 
Elle reprend, sans même avoir le temps d'observer ma retenue. Et je crois que même si elle l'avait observée...
 
- Alice a commencé une cure d'amaigrissement.
 
En tout cas, est-ce que je voyais la brune, là, à la table deux ? Elle était très dangereuse. Très. Elle avait éjecté sa fille et son fils. Elle n'avait plus aucun contact avec. Et quand sa belle fille était morte, elle avait dit qu'elle n'avait eu que ce qu'elle méritait. Sa spécialité était le veau aux groseilles. Mais que je fasse gaffe. Elle était hyper dangereuse. Et moi, étais-je marié ? Avais-je des enfants ? Elle en avait, elle – une fille. Journaliste indépendante. Elle voyageait beaucoup. Elle faisait des reportages pour les télés. Mais elle était mariée à un sud-américain ou à un porto-ricain ou ainsi de suite. C'était son malheur. Ils avaient pourtant un enfant, un garçon.
 
- Et toi – on se tutoie, non ? – es-tu heureux ?
 
Elle me voyait assez triste.
 
- C'est qui qui te plait dans cette basse-cour ?
 
Quand même pas Fernande, hein ? ! Elle m'avait vu jouer souvent avec elle... Je savais sans doute que sa fille s'était suicidée. Et elle rongeait ses ongles. Elle avait aussi un cancer au sein. Et elle avait aussi un fils autiste. Et un autre presque paralysé, après une chute de cheval. Pourquoi fallait-il qu'il monte ? Et elle ne jouait même pas si bien qu'elle voulait le croire. Sans parler du fait qu'après tous ces malheurs, c'était presque indécent de venir jouer au bridge... Même si certains trouvaient qu'elle était plus que courageuse, voire admirable... Admirable, tu parles !
 
- En tout cas, ce n'est pas pour toi !
 
Ce n'est pas avec ça que je soulagerai ma tension interne. Elle me fera venir à la maison, avec quelques amis et amies et je verrai. Limoges n'est pas si pauvre en belles femmes...
Et patati ! et patata ! et patati ! et patata !...
 
- Tout ça, il y a six mois.
 
Maintenant, on dirait que j'ai pris de la bouteille. Pas au point d'être parmi les vieux meubles du Club, mais accepté comme quelqu'un d'agréable.
 
Muriel n'a pas trop changé, entre temps. Toujours les mêmes rondeurs carrées (ou vice-versa) cachées sous ses vêtements uniques faits sur mesure.
 
- La mesure de son être particulier.
 
Toujours, la même énergie papoteuse. Toujours, les mêmes questions sur l'état de mon bonheur/malheur. Elle veut toujours me trouver une compagne. Elle essaie de voir toujours quels pourraient être mes goûts (de sauvage balkanique) pour leur trouver un exutoire. Elle aime s'imaginer – je m'imagine – comment je m'empare de la femme choisie (par elle), comment je lui trousse les jupes, enlève la petite culotte, lui fous la langue dans la bouche et dans la chatte, aussi la bite dans les mêmes endroits et dans tant d'autres...
 
- Je lui plais.
 
Mais, depuis deux jours, il y a quelque chose qui a changé chez, ou plutôt dans ma Muriel. Quelque chose qui a changé ma Muriel.
 
- Elle est amoureuse.
 
Elle se déclare en tant que. Elle met un peu plus (voire trop) de fond de teint sur ses joues et sur son cou. Son eau de Cologne est plus forte. Ses yeux commencent à avoir des cernes et des poches de plus en plus grands, de couleur de plus en plus aubergine. Son regard s'approfondit d'une manière improbable. Comme si la mort y devenait de plus en plus visible.
 
Elle vient me chuchoter dans l'oreille :
 
- Lorsque je fais l'amour, je pense uniquement à toi.
Elle touche légèrement mon oreille avec sa langue chaude. Je bande.
 
- Elle me fait peur.
 
 
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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 14:51

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 09:10
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 21)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Tout ça n’est pas clair, dit le Coq-sans-crête, en foudroyant du regard le chef du Service Sport qui venait de s’asseoir dans un des deux fauteuils austères, en cuir de synthèse et métal, placés devant le bureau directorial.
 
Le régiment de poupées en élastomère se tenait silencieux au bord dudit bureau. C'était comme une menace.
 
- Il paraît, continua le Directeur Général, qu’il serait question non pas d’un Marathon ou d’un pas Marathon, mais de vrais post-caprices, notamment d’Oubli et de Souvenir. (pause) C’est grave. Important d’abord, grave ensuite. Est-ce que tu es au courant de ça ?
 
La réponse n’arriva pas car la porte s’ouvrit et Rose Pinçon fit son apparition. À l'instant-même.
 
Elle était précédée de près par la puissante et lourde odeur de son regard. Elle était suivie par un autre Directeur Général, un personnage terriblement volatil, taillé en énergie noire, contre-gravitationnelle. N’importe où ailleurs qu’à RFCVIPMU il aurait été enveloppé dans l’aura de l’exceptionnel. Mais à RFCVIPMU il était noyé dans la banalité de l’exceptionnel. Comme tout le monde, à RFCVIPMU.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 08:19
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 20)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Portrait du Coq-sans-crête
(suite et fin)
 
Chargé comme un émetteur d’hystérie froide fonctionnant à plein régime, le Coq-sans-crête rayonne – tout en gardant un sombre silence et en ne regardant personne – le célèbre dicton : on se soumet ou on se démet.
 
Lorsque son esprit se dit (r)éveillé, il vise de cette manière tous les autres :
 
- Des fainéants, des bons-à-rien, des sans-dents, des chie-en-lit comme tout, qui parlent et agissent le plus lentement possible, qui empêchent tout versement d’une langue dans une autre, toute transmutation du son en image, toute visualisation sonore, toute avancée de la réforme.
 
Au moment de notre histoire, la confrontation du DG avec le monde, efface toute trace de sourire sur les lèvres de l’assistance. Une nervosité malsaine s’empare de RFCVIPMU. La boîte vit à l’heure d’une forte intoxication psychologique. (Lãcrãmioara – qui fera bientôt son apparition dans notre histoire – s’appliquera plus ou moins sérieusement à fonder une cellule d’aide psy à RFCVIPMU. Sans qu’elle sache le vrai quoi/comment de la chose. Voire même plus : sans aucune explication. Oui, sans ! Qui, d'ailleurs pourrait expliquer le quoi et le comment d'une cellule psychologique ?)
 
Le Coq-sans-crête dépasse – précède ! – l’état d’esprit qui – sous le règne français traditionnel du ne rien faire – s’emparera des banlieues françaises, occidentales, où les jeunes loups, les futurs caïds, criminels, taulards réclameront à l’opinion publique qu’on les respecte. Du respect ! Et de la dignité1 !
 
<>
 
Lorsqu’il sera contraint de quitter RFCVIPMU, le Coq-sans-crête trouvera refuge à Radio Notre Dame. (Et quand on pense qu’il y a encore des ceux qui doutent de l’utilité de l’Église et de ses appendices !) Il y sera accompagné par son amant de DJ. Ils mangerons beaucoup de pizzas. Ça sera une file de situations pleines de félicité. Ensuite, toute trace du fils de Neuvic en Creuse sera perdue. L’idée de visualiser le son, elle, sera abandonnée par les esprits ouverts qui allaient prendre sa suite dans ce poste réservé aux énarques. La mode du sans mémoire (ou de l'Oubli, du post-mémoire) affirmera son droit. Dans ce cas comme d'ans d'autre, voire comme toujours.
 
Fin du portrait du Coq-sans-crête
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 07:58
Bagatelles
cueillies et inventées dans un Club de Bridge limousin par un Roumain d'origine divine
 
 
Une histoire dans l'Histoire
 
L'Histoire déferle sur nous quand on s'y attend le moins.
 
- En roumain, « când ţi-e lumea mai dragã » (en traduction, « exactement quand tu aimes le plus le monde »).
 
C'est ce qui m'est arrivé il y a quelques jours, lorsque, à la sortie d'un concert hyper-ennuyeux (des quatuors de l'époque de Haydn où le pauvre Mozart, présenté en rythme de fanfare lente, a été maltraité un max), j'ai pris un verre avec Monsieur et Madame Monge, des gens assez présents au Club de bridge et qui, en plus, se déclaraient amateurs de musique.
 
- À cette occasion, Monsieur m'a raconté ses déboires du temps de la guerre.
 
Son père fut un journaliste francophone belge et antisémite. Il fit corps commun avec les Allemands. Lorsque ceux-ci furent mis en difficulté, il embarqua sa femme et son garçon (l'actuel conteur), et partit pour Berlin.
 
Monsieur Monge-fils se souvenait très bien du bombardement de la capitale du Reich. Il avait un peu plus de trois ans.
- La peur ressentie était indescriptible.
 
Lui, il avait pris un verre de Badoit grenadine. Elle, une tisane. Moi, un Perrier rondelle.
 
- Je veux dire, maintenant, sur la terrasse du café.
 
Il a eu peur.
 
- Mais le moment vécu, la peur vécue n'étaient pas satisfaisants.
 
Bref, la peur de naguère n'était pas suffisante.
 
- Il cherchait encore à la décrire, à la vivre – aujourd'hui.
Il avait peur même aujourd'hui, maintenant, quand il racontait ce qu'il racontait.
 
- Quand tu entends le sifflement hurlé du projectile qui va s'abattre sur toi (enfin, près de toi) et qui va détruire un immeuble de quatre étages ou qui va faire un trou de trois mètres de diamètre, la mort est là – et pas là.
 
Tu n'acceptes pas de mourir... Tu trembles de tout ton corps. La présence de tes parents ne te rassure guère. Au contraire, tu les vois effrayés eux mêmes, et cela augmente encore plus ta propre terreur... Tu ne comprends rien à ce qui se passe.
 
- Qui tire sur qui ?
 
Tu n'as que trois ans.
 
Berlin est bombardé et rebombardé.
 
- Cela ne finira jamais.
 
Monsieur Monge-père, trouva ensuite les moyens de se diriger vers la Suisse. Il pensait que ses parents de là-bas allaient l'aider... Ceux-ci préférèrent ne pas répondre à ses lettres. Il dut se débrouiller tout seul.
 
- Plus sa petite famille.
 
La frontière entre l'Allemagne et la Suisse était ouverte uniquement deux heures par jour...
 
- Deux heures plus qu'exactes, plus que suisses.
 
Ainsi, Madame Monge et son enfant dépassèrent la barrière, mais Monsieur Monge père fut refoulé. Heureusement, il y eut un Monsieur qui proposa de rentrer en Allemagne et de laisser sa place à Monsieur Monge père.
 
- Un héros !
 
Certes, mais aucun des Monge, ni Monsieur-père, ni Madame-mère n'eurent l'idée d'attendre le héros, le lendemain, pour le remercier...
 
...Ils réussirent à entrer en France, où Monsieur Monge père changea de métier, devenant prof d'histoire dans une école catholique de Bordeaux.
 
Il fut repéré et dénoncé. La famille, prévenue, partit pour Clermont-Ferrand. Un an de tranquillité, puis une autre « délation » et un autre départ ; cette fois pour Argentan. Ensuite pour Couhé Vérac...
 
Et ainsi de suite, vers des localités de plus en plus petites – dix ans de suite...
 
Jusqu'au moment où Robert Schumann et Jean Monnet jetèrent les bases de la Communauté Européenne du charbon et de l'acier, et quand les collabos furent tacitement oubliés...
À cela je ne peux ajouter que ceci :
 
- La mémoire s'adapte aux nécessités.
 
Explication.
 
La pré-citée Communauté fut créée en 1950. Cinq ans seulement, donc, après la capitulation de l'Allemagne.
 
- Les victimes de l'Histoire qui échappent à l'Histoire qui, elle, déferle sur nous juste quand on s'y attend le moins, trouvent sans doute le temps trop long.
 
C'est humain, non ?
 
Je veux dire, il y a ceux qui échappent à l'Histoire, voire à leur petite histoire même, en jouant au bridge.
 
- C'est grâce au côté humain et para-bridgeur du jeu de bridge que j'ai eu accès à cet aspect, comment dire, de l'Histoire – en tant que petit fossile vivant...
 
Je parle, naturellement, de Monsieur Monge.
 
Et de moi.
 
- Si.
 
 
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 09:49
Œuf de fou
- pseudo-satyricon -
(suite 19)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Portrait du Coq-sans-crête (suite)
 
Suite à ses succès, Le Coq-sans-crête fut chargé, et il l'est toujours, de la visualisation de RFCVIPMU. De la visualisation radiophonique. De la visualisation de l’invisible.
 
- Qu’il visualise le son !
 
- Serait-il un jeune loup, oui ou merde ?
 
Mais le jeune n'en a, n'en avait rien à secouer. Il est amoureux à présent d’un disque-jockey (familièrement, DJ) de la Maison, une espèce de Poil de Carotte aux yeux de renard et au caractère de hyène. Aussi, le DG fut converti par le monstre au raffinement des pizzas.
 
- Une bonne pizza, pour un royaume !
 
Aujourd'hui, lors des moments de crise, le Coq-sans-crête achète des poupées en élastomère qui sifflent et les range sur le bord de son bureau.
 
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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 09:00
 
 
 
La mère d'une femme de ménage
 
Parmi les motifs de souffrerie1 de Marthe-Pierre, il y en a un qui me parle.
 
- C'est sans doute important que des choses ou des événements me parlent, non ?
 
Sinon, comment justifier ma présence parmi les mortels ?
 
- Je trouve la remarque plus que pertinente ; ce qui me va très bien !
 
Il s'agit du motif suivant :
 
- La fille de Marthe-Pierre est devenue femme de service.
Elle même, Marthe-Pierre, n'a pas de profession. Veuve d'un cheminot mort subitement à cinquante ans, juste après avoir pris sa retraite, elle s'est contentée de ne rien faire. Le patrimoine familial, plus la pension d'héritière s'avérèrent suffisants, lorsque son mari trépassa. En plus, leur enfant, une fille, s'absentait depuis un moment. Elle était partie à Rennes, pour suivre ses études littéraires et, accessoirement, son « baiseur ».
 
- Une renégate !
 
Suivre des études c'était sortir du giron familial, social et sexuel. Suivre son amant, sans le forcer à se marier, c'était... idem.
 
- « Idem » : un mot récemment acquis par Marthe-Pierre.
 
« Une perdue », la fille de Marthe-Pierre.
 
- Ou pire encore !
 
Car voilà, la pétasse, après avoir craché sur son doctorat en lettres – notamment en devenant une simple et méprisable femme de ménage –, a trouvé bon d'écrire un livre sur ses expériences-déboires « professionnelles » de femme de ménage.
 
- Comme si ces insanités pouvaient intéresser quiconque !
 
Quiconque.
 
Quiconque, si ! Car, voilà, une maison d'édition a accepté d'y mettre de son argent. Une forte opération de pub et de communication est en cours.
 
- Tout le monde est au courant, maintenant.
 
Au courant du métier de la fille de Marthe-Pierre. Au courant de la haine que la fille nourrit à l'égard du monde, mère comprise. Au courant du mépris dont cette fille asperge le monde, mère comprise.
 
Marthe-Pierre n'est plus aujourd'hui que la pauvre mère d'une femme de ménage.
 
Heureusement il y a Monsieur Brousse. Marthe-Pierre joue au bridge avec lui. Il est un ancien de Legrand. Un vrai technicien moyen. Dans le passé, il a eu une attaque cérébrale ; il a, à présent, des moments d'absence ; il n'est pas trop intégré dans la vie du Club...
 
- Un paumé – comme Marthe-Pierre.
 
« La toux et le point de côté se sont rencontrés » dit-on en roumain.
 
- En roumain, même si on se trouve en France.
 
Même.
 
Je me pose des questions sur le rôle joué par Marthe-Pierre et son partenaire de Brousse dans l'économie de l'Univers.
Et puis, je sens quelque chose qui, à tort ou à raison, m'écrase.
 
 
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 10:02
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 18)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
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Portrait du Coq-sans-crête
Le Coq-sans-crête est un énarque très jeune. Il est originaire de Neuvic en Creuse. Ses parents possèdent là-bas un élevage de coqs de mouches de pêche. On y élève des coqs très sélectionnés. Une partie de leur plumage sert à confectionner les plus belles mouches de pêche du monde.
Ce milieu naturel, animal et social a beaucoup influencé l’aspect-personnalité du futur Directeur Général. À sa sortie de l’ENA, le jeune homme, qui aurait pu présenter, comme la plupart des énarques, un aspect tout à fait inobservable, se distinguait par ses fesses en forme de queue de coq. D'où son sobriquet de « Coq » En plus il était presque chauve. D'où son sobriquet de « sans crête ».
 
C’est du caricatural et des conneries.
 
C’est (du) stupide.
 
C’est (de l’) inné.
 
Le Coq-sans-crête a fait ses griffes (ses premiers essais-désastres) à RFCVIPMU . Il s'y les fait toujours.
 
La première grande réussite du Coq-sans-crête fut « la création de la synergie entre les langues ». Il avait inséré du chinois dans les émissions vers l’Allemagne, du russe dans les émissions vers la population du Panama, de l’arabe dans les émissions vers la Nouvelle Zélande, de l’afrikaans vers l’Israël, du luxembourgeois, du liechtensteinois, de l’andorrien, du vaticanois, dans les émissions vers Noa-Noa, du français dans les émissions vers les manchots de l’Antarctique, etc. etc.. C’était lui d’ailleurs le créateur de la Rédaction en langues méconnues1.
 
 
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 08:39

Bridge à Chabannais

On ne sait pas pourquoi, mais il existe des compétitions de bridge exclusivement féminines.

- Comme dans tous les sports.

Le bridge, un sport ?

Les mâles n'y ont pas droit. C'est une exclusivité. Où une discrimination. Va savoir.

Je viens d'apprendre qu'à une certaine époque, certaines compétitions se jouaient en un seul match dans un endroit situé à mi distance des localités des deux équipes.

Une équipe d'Angoulême et une autre de Limoges, jouaient, dans notre cas, à Chabanais.

- Vedi Chabanais e poi muori ?

Loin de ça. En tout cas, à Chabanais il n'y a pas l'ombre d'un Club de bridge. Mais, à l'occasion évoquée, le bridge y est arrivé pour quelques heures.

Huit femmes, quatre d'Angoulême, quatre de Limoges, ont réservées deux chambres du petit hôtel de campagne de Chabanais, pour faire leur match.

Il fallait voir – et filmer ! – la tête du patron qui voyait huit femmes passer de temps en temps d'une chambre à l'autre...

- Décidément, les femmes des villes ont de drôles de mœurs !

 

 

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