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  • : Alexandre Papilian
  • : Ne pas être seul dans la proximité de la création. - Partager ce qu'on peut partager pendant la lutte avec les ombres - pendant la danse avec. Personnalité(s) forte(s) et inconfondable(s), se faire intégrés dans des communautés riches en névrosées, bien intégrées dans le monde actuel.
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  • Alexandre Papilian
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !
  • Ecrivain et journaliste franco-roumain. Le sarcasme dépasse de loin la tendresse qui,elle, reste un voeu créateur de nostalgie. Volilà !

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 13:51
 
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Tout ça peut être bien vrai, se fit entendre la voix du chef du Service Sport.
 
Il venait de rentrer de chez Stroë.
 
- Tout ça peut être bien vrai, répéta-il une fois le fou rire, voire le rire fous fini. Tout ça peut être bien vrai, mais ça ne résout pas notre problème. Si l’idée du Marathon commenté radiophoniquement en direct et en solo ne trouve pas d’adeptes, alors soit nous faisons fausse route, soit nous sommes à l’avant-garde d’un art qui n’existe pas encore. Dans ce dernier cas, comme tous les précurseurs, nous aurons à en souffrir. Sinon pour notre art, pour nos idées. Mais moi, personnellement, j’estime qu’aucune idée/art ne mérite une once de souffrance.
 
<>
 
- On te demande à la Direction Générale, dit la secrétaire du Service Sport lorsque le chef du Service finit son petit discours.
 
Comme d'habitude elle peignait la girafe, ce qui ne l’empêchait pas d'être polie et patiente.
 
Une fois sorti dans le couloir, le chef de Service prit l’escalier pour monter les deux étages, jusqu’au septième, où siégeait le staff de RFCVIPMU.
 
Virginie, une des secrétaires de la Direction Générale, toujours souriante et pimpante, toujours bien assise sur ses fesses rondelettes et fermes, lui fit un signe familier de la tête.
C’était Hamilcar Tabiste, le Coq-sans-crête qui le convoquait.
 
Avertissement
Toute ressemblance
avec ce qui s'est passé,
qui se passe
ou
qui va se passer
à RFI
a été, est ou sera
fortuite.
 
Pareil pour toute différence.
 
 
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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 08:06
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 16)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Nous ne sommes pas invulnérables, opina un des journalistes sportifs, dès que Pierre Laisarde fit savoir au Service Sport l’échec essuyé auprès de Cocâltãu. Il cherche la bagarre et nous ne sommes pas invulnérables.
 
- Il est même de mèche avec la Présidence, intervint un autre journaliste. Il ne t’a pas suggéré d’acheter son chabichou ?
 
L’assistance eu le rire. Ensuite, le fou rire. Voire le rire fou.
 
Explication :
 
Selon nombre d’émanations nauséabondes et déviantes d’une des machines à café, la Présidence de RFCVIPMU, subtilement pédophile, produisait et vendait aussi du chabichou. (Ça, pour capter de nouveau la problématique de la psychologie ahurie d’aujourd’hui.) Les même sources indiquaient qu’Elle développait Son Commerce partout dans le monde. Et surtout là où Elle pouvait dérouler Sa subtilité en développant Sa Tendresse Pédophile. En l’occurrence, à Botonou, au Crénin, où Elle S’était organisée une Mission bien Présidentielle. Avion, classe affaire. Voiture officielle, de l’Ambassade. Hôtel équivalent 5 étoiles (avec tous les services afférents, sexuel inclus). Rencontres avec Son homologue Créninois et avec nombre de ministres plus ou moins concernés par la coopération audio-visuelle. À RFCVIPMU, le bruit du couloir (expression supérieure des émanations en question) soutenait (en synthèse) qu’Elle, la Présidence, y continuerait Son Commerce. Au sens propre, Elle y vendrait du fromage. Aux Créninois, aujourd’hui. Aux Français et au Monde – hier et demain. Voilà ! Tout le monde était au courant. À Paris, Londres, Berlin, New-York, sur la Lune, Mars... Les Tutelles aussi.
 
- Elles ne pouvaient pas ne pas l’être1 ! ! !
 
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 10:35
Problèmes métaphysiques
 
 
Un Club de bridge, en l'occurrence ce Club-là, n'est pas l'endroit propice pour des réflexions métaphysiques. Je ne sais pas si c'est une question de Club, ou une question de caractère. Et, franchement, quelle importance ? – Mais je persiste : si je devais me fier à mes vieux, à mes camarades de jeux d'aujourd'hui (la vieillesse c'est du jeu, dirait-on), c'est plutôt une question de caractère. Je ne les vois pas « réfléchir à l'immortalité de l'âme »1.
 
- Même s'il le faut.
 
Chose valable pour la quasi-totalité (pardon pour ce barbarisme qui ne respecte ni le « quasi », ni la « totalité ») de leurs congénères.
 
Je prends un exemple : l'individualisme. Je parle de la religion actuelle des Occidentaux, en train de s'emparer du monde. Ce sont des croyants et des pratiquants plus que disciplinés, les Occidentaux. Il ne leur passe même pas par la tête qu'il pourrait en être autrement. Si le monde veut aller bien, il doit assurer le bien-être de ses citoyens. L'égoïsme contribue à la bonne marche de l'Univers.
 
- Ou, du moins, à celui de la... de sa... quasi-totalité.
 
De la, de sa.
 
Ceci explique cela. Cela, c'est à dire, le fait que la culture occidentale est, comment dire, extérieure. À l'exception, naturellement, de la culture religieuse.
 
- Encore que...!
 
Encore.
 
Pour le reste, il n'y a rien d'intime dans la culture occidentale. Même les visions les plus spéciales, les plus « uniques » et intraduisibles restent tributaires de l'extérieur.
Paul Chabrol, par exemple, qui a une cave à vin plus qu'extraordinaire, qui sait plus que tout autre marier le vin avec la bouffe, qui chasse avec deux chiens, qui joue très bien au bridge, tient à affirmer que son idole n'est ni plus ni moins Richard Wagner. Il ne parle pas de la Tétralogie, mais uniquement de Tristan et Isolde. Il aurait fait, paraît-il, son « pèlerinage » à Bayreuth où, en sortant pendant l'entracte avec son ami, ils claquaient tous les deux des dents (d'émotion) et auraient remarqué qu'au buffet on vendait des würstchen et de la bière.
 
Ce même Paul Chabrol, qui joue en ce moment en face de moi, se lance dans une diatribe explosive contre Dieu. Il soutient que celui-ci n'existe que pour les idiots et qu'il faut le dire sans économie de paroles, pour que les idiots en question se réveillent et se remettent sur la bonne voie.
L'énergie qu'il dépense pour dire tout ça, comme ça, hodoronc tronc (en roumain), patatras, à propos de bottes (en français), me fait penser qu'il a un vrai problème avec son incroyance.
 
- Il a peut-être peur de ce manque...
 
Manque.
 
Cependant, quelques tables plus loin, j'aperçois sur l'épaule de Lou, la plus adorable des quatre-vingt-quinze-ainaire que ce soit, l'être astral de son fils mort de rougeole à l'âge de trois ans. La figure de la femme est plus qu'illuminée ; presque en feu.
 
- Un feu blanc.
 
Elle parle à son fils, je crois.
 
- Mais je suis le seul à m'en rendre compte.
 
Je fais probablement corps étranger dans ce Club – avec mes problèmes métaphysiques, transcendantaux, avec mon immortalité de l'âme.
 
- La vraie.
 
Et avec mon arrogance.
 
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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 08:52
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 15)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
- Et moi, demanda Zakharias Cocâltãu, une fois la crise de joie finie, moi, quel est mon sobriquet ?
 
Le regard du Pierre Laisarde devint soudainement intelligent et abyssal.
 
- Je ne peux pas te le dévoiler pour l’instant. Ce n’est pas toi qui serais en question, mais moi. Je n’ai pas trouvé encore au fond de moi-même la vérité nécessaire – évidemment psychologique ! – pour que ce que je puisse te dire ne me déstabilise. Je parle de la vérité dure et cristalline qui fait de l’homme – Dieu.
 
Le Directeur Général lui jeta de nouveau un regard photographique.
 
- Bon, d’accord, dit-il sur un ton rude. Je comprends. Tu attends que je te réponde du tac au tac. Tu as mis sur la table, sous mon nez ton savoir psychologique. Tu l’as ventilé même. Sous mon nez, je veux dire. Et tu attends que j’annonce à mon tour la couleur. Ce que je vais faire sans tarder. Écoute-moi bien ! Il n’y aura pas de commentaire radiophonique en solo d’un Marathon qui n’existe même pas. Ton journaliste n’a qu’à se le mettre là où je sais. Le Service Sport, pareil. Je trouve, d’ailleurs, qu’il y a trop peu de culture dans ce sport-ci. Dans notre sport. Ici, à RFCVIPMU. Je veux en parler à Stroë. Pourquoi ne pas faire participer des sportifs à des émissions culturelles, littéraires ou picturales ? Pourquoi ne pas amener des gens de lettres ou des philosophes ou des politiques ou autres gens du show-biz ou des chercheurs ou des trouveurs dans des émissions sportives ? Ça oui ! Crois-moi, on peut faire tout ça à RFCVIPMU . On peut tout faire à RFCVIPMU. Tout faire de RFCVIPMU. Tandis que le Marathon…
 
- Donc, c’est la guerre.
 
Le Délégué Syndical se leva de son fauteuil très peu commode.
 
- Tu ne connais pas les techniciens de RFCVIPMU, petit. Tes tripes... Je ne vœux pas être à ta place, hombre ! Gare à la diarrhée, mon pauvre.
 
Sa sortie du bureau de Cocâltãu, la tête haut, fut assez digne.
 
- On pourrait le dire.
 
Enfin, à peu près.
 
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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 10:52
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 14)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Pendant un an et demi encore, la Naine-qui-pue sera un des DG de RFCVIPMU. Ça, quant à son présent et à son proche futur. Quant à son contraire, quant au proche passé, depuis qu’elle est là, c’est à dire, depuis deux ans, la Naine-qui-pue signe des gros chèques pour changer toute la structure techno-informatique de RFCVIPMU.
 
- Et cela, tous les mois.
 
- Et intégralement.
 
- Messieurs, Dames.
 
Les nouveaux moyens deviennent obsolètes avant même leur mise en fonction. Les anciens, les vieux micros et autres émetteurs traditionnels, rendent toujours des grands services. Les journalistes se livrent au peuple (« au peuple de leur auditoire ») aujourd’hui, comme hier, en direct. À la DRH et aux Finances, les employés utilisent toujours, comme hier, les abaques et les bouliers. Les émissions partent toujours dans l'éther. Les gens sont toujours payés…
 
- RFCVIPMU, quel Mystère !
 
Quant au proche future, de plus en plus agressive pendant les dix-huit mois à venir, la Générale Naine-qui-pue sera obligée finalement de quitter la boîte. On perdra sa trace au Qatar (avant que le petit Émirat n’achète intégralement la France, RFCVIPMU inclue) où elle sera nommée deuxième conseillère de l’ambassade et où elle partira pour des longues courses d’agrément, en quatre-quatre, dans le désert.
Certains diront, à cette occasion, qu’une variété de scarabée et une autre, de lézard du désert, auraient disparu dans la zone suite aux regards puants posés sur eux par l’ex-Directrice Générale de RFCVIPMU. On se demandera à cette occasion pourquoi il n'y a pas eu des morts à RFCVIPMU provoqué par les lorgnements de la Naine-qui-pue.
 
- En fait, oui, pourquoi ?
 
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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 09:59
 
 
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
                                                     Distorsion
- Stroë, connards !, roulait le tonnerre d’Icã. Stroë ! Stroë, qui est mille fois supérieur à toute créature aux yeux puants ! Dix mille fois. Cent mille fois ! Et pour cause : il abrite dans sa chair intérieure, dans sa chair noire, dans son noir intérieur les enfants de Dora, son grand amour de jadis, les enfants qui ne sont nullement les siens, mais qu’il aime comme si. Des yeux puants ? Mais c’est une blague ! Des yeux puants ! Tiens donc ! C’est quoi, ces yeux, par rapport aux enfants cyclopes et asexués qu’abrite Stroë dans son intérieur ? C’est quoi ? J’écoute ? !
 
                                                         <>
 
Icã Glande évoquait en l’occurrence un certain moment d’avant le Grand Caprice. Un moment où beaucoup de choses irrepérables et irrépétables se sont passées. Par exemple, jadis, avant le Grand Caprice, Zakharias Cocâltãu, à peine entrevu auparavant dans notre histoire, y était toujours vêtu d’une salopette très in. Il ne portait jamais de chemise et ses brodequins étaient toujours trop grands. Après une période où il montrait au monde un crâne rasé, il connut une autre, où ses longues nattes et sa longue barbe lui arrivaient à la ceinture. En nous référant toujours à cette époque précédant le Grand Caprice, époque avant-coureuse, nous dirons qu’il était le précepteur de deux enfants cyclopes et asexués, ceux de Dora (dont on vient d’évoquer l’existence), qu’il attachait au pied du lit pour qu’ils soient sages.
 
- Des enfants tellement sages, s’époumonait Icã, des enfants tellement tranquilles lorsqu’ils sont bien attachés au pied du lit ! Des enfants tellement asexués, et tellement cyclopes ! Et pas n’importe quel type de cyclope, s’il vous plaît. Ce sont de cyclopes qui peuvent loucher ! Ils peuvent loucher ! Vous voyez ? Sans aucun jeu de mots, ni douteux, ni de mauvais goût. Des cyclopes qui louchent ! Ça c’est quelque chose ! Des yeux puants… Hola, hombre ! Guten Tag maine Herren und Frauen ! Good morning, World ! Ce n’est même pas moins, c’est zéro – par rapport à l’infini du loucher !
 
C’était une question très compliquée.
 
Fin de la Distorsion
 
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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 14:47

 

« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
      Blague audiovisuelle.

« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57


Cela étant, brossons tout de suite, le portrait de Rose Pinçon, la Naine-qui-pue.

C’est une petite femme aux jupes extrêmement larges et extrêmement plissées, à l’ourlet excessivement décousu et tombant, à la tête normale et aux yeux particuliers, puants. Elle pue des yeux, par les yeux.

- Partout où elle pose son regard, ça pue.

Chaque matin, après avoir pris sa douche1, la Naine-qui-pue, use des produits cosmétiques qui rendent les mortels normalement supportables. Elle se considère normale, supportable, voire mortelle. Cela, en dépit de la conviction affichée par ses parents qui affirment – dans les quelques salons parisiens qui les reçoivent – que leur fille n’est pas mortelle, n’est pas supportable (et qui n’aime pas ça, n’a qu’à se casser, n’a qu’à nous quitter, n’a qu’à se pendre, na ! – sans regrets et sans remords en ce qui nous concerne, voilà ! re-na ! ), pas mortelle, pas supportable, donc, mais, disons-le, franchement géniale et vouée à une carrière encore plus grande que toute l’imagination du monde. Et pour cause. Qui, dans ce monde, avait de tels yeux, des yeux puants, de tels yeux puants ?

(Et ici on ouvrira une Distorsion à votre aimable attention.)

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 08:26
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 11)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
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le clin d’œil du fou. »
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Les nombreux Directeurs Généraux de RFCVIPMU sont des énarques. Tous. Voire plus. (Le plus que tous, c'est du possible à RFCVIPMU voilà !) Néanmoins, tous n’ont ni le même âge, ni le même sexe. Tous. Les différences sont de taille. Les confrontations entre les générations, couplées parfois avec celles entre les sexes, sont de mise. Voire plus. C’est une lutte sans pitié et sans merci. Tous les moyens sont non seulement permis, mais souhaités, désirés, imposés et bons.
 
Arrivées relativement récemment dans l’arsenal des combattants, les armes psychologiques sont à la mode. Voire plus.
 
- Elles sont in.
 
Il s’agit, d’abord et bien évidemment, de ce que certains appellent la psychologie des masses, des foules. C’est un chapitre bien fourni à la suite de deux guerres mondiales et une guerre froide. Voire plus encore car affinités.
 
- Il s’agit, ensuite, de psychologies individuelles.
 
Selon nombre de têtes plus ou moins brûlées d’aujourd’hui, ces satanées psychologies individuelles sont chic, voire très (chic). On approche ainsi l’Hydre Spécifique cachée dans cette humanité où certains sont des clochards (au minimum) ou (au maximum) des despotes.
 
- Absolument !
 
...Les deux bouts de ce segment étant reliés – ou même pas ! – d’une manière virtuelle, voire imaginaire – ou même pas –, en partant du paradoxe fondateur, selon lequel la seule psychologie possible dans l’époque contemporaine est celle de la masse individualiste, mais aussi celle de l’individualisme de masse, c’est à dire, dans une traduction légère (et chic ! et sic !), la psychologie ahurie et ahurissante, incompressible et incompréhensible, voire nulle.
 
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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:05
Œuf de fou 1
- pseudo-satyricon -
(suite 10)
 
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- Mais qu'est-ce qu'ils ont à faire dedans les techniciens de la Brigade ? demanda donc Cocâltãu.
 
Ça avait l'air logique.
 
- Question de solidarité.
 
Le Délégué Syndical fit un geste qui, dans ces circonstances, signifierait probablement « c'est comme ça et pas autrement ».
 
Logique encore.
 
L'expression faciale et corporelle du Directeur ressemblait à une interrogation muette.
 
Le Délégué surit avec une certaine condescendance. Il va lui expliquer. Il va s'expliquer. Il va expliquer.
 
- Notre collaboration est vraiment très serrée. Pratiquement, toutes les missions, nous les faisons ensemble, les techniciens de la brigade et les journalistes sportifs. Sur le terrain, vous savez, les liens qui se tissent entre les gens attelés à la même tâche s’avèrent souvent indestructibles. À la limite on ne pourra plus différencier les journalistes de techniciens. Et finalement, on peut se demander si ce n’est pas le but même de l’avancement de la technique, de la technologie et de leur civilisation. De notre civilisation. Du moins de celle de la RFCVIPMU. C’est du Marx et du Orwell.
 
- Ce que tu fais, maintenant, dit le Directeur, c’est de la psychologie. D’où tiens-tu ce savoir-faire ? De ton syndicat ?
(Ironie, ironie, quand tu nous tiens !...)
 
- Je me réjouis du fait qu’on se tutoie.
 
L'expression du Déléguée était plutôt raide.
 
- Il était temps. Au fait, ce n’est pas seulement du syndicat que je tiens cette technique, pour répondre à ta question. C’est aussi une affaire de bon sens. De ce point de vue – je parle de bon sens –, de ce point de vue, je ne suis qu’un dilettante, c’est vrai, mais, sans me vanter, un dilettante de génie. Enfin, tout ça pour dire que l’idée n’est pas mauvaise, je trouve ! Elle déborde même de bon sens, il faut le reconnaître. Elle est en plus porteuse, disons, enceinte, grosse, d’une originalité indéniable. Qui, dans ce monde sous-lunaire, pourrait oser une telle aventure ? (pause, ensuite, reprise:) Commenter en direct, à la radio, intégralement et en solo la course du Marathon ! C’est unique au monde, c’est clair !
 
- Mais il n’y aura pas de Marathon en Nomadie, s’insurgea Cocâltãu. Il s’agit simplement d’un Sommet de la Francophonie. Un Sommet comme tous les autres. De la Francophonie.
 
- Justement ! Organisons-en un ! Je veux dire, un Marathon. Les comptes rendus politiques et les interviews de tous genres, c’est bien. Mais un Marathon, là où personne ne s’attend, c’est encore mieux ! C’est absolument révolutionnaire. À la limite, même pas besoin d’en organiser un. Je parle de Marathon. Il suffit de le transmettre.
 
Zakharias Cocâltãu photographia son interlocuteur d’un regard ébahi.
 
- Pas besoin de comprendre, reprit le syndicaliste. Just do it. En échange, tu auras la brigade à tes côtés. Dans la confrontation avec Madame Pinçon, l’aide de la brigade vaut de l’or, fais-moi confiance. À propos, tu sais quel est son surnom ? Je parle de la mère Pinçon.
 
- Non ? C’est quoi ?
 
- La Naine-qui-pue !
 
Le Directeur éclata de rire.
 
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 08:37
Œuf de fou
- pseudo-satyricon -
(suite 9)
 
« Quelle est la différence
entre nous et une maison de fous ?
Ils ont une direction lucide, eux ! »
Blague audiovisuelle.
 
« La folie de l’homme raisonnable
est anatomisée à fond par
le clin d’œil du fou. »
Shakespeare, Comme il vous plaira, II, 7 56-57
 
 
Explication (suite et fin).
 
La Brigade, donc, était pleine de techniciens. Débordait de techniciens. Vomissait les techniciens.
 
Un arrangement propre à RFCVIPMU faisait de la Brigade une Forteresse. Syndiqués jusqu'aux dents, ses techniciens jouissaient d'indemnisations généreuses de déplacement. Ils dispensaient des petits cadeaux à leur retour des mission. Leurs chefs, pas trop nombreux, recevaient de la part de chacun des techniciens des petites « attentions » individuelles ; ou des cadeaux collectifs un peu plus grands. Si ce n'était une enveloppe « bien pensée » carrément.
 
Corruption ? Non. Compréhension. Normalité sacrificielle. Du raisonnable. De la sympathie. De l'amitié. De la tendresse. De l'amour.
 
Les techniciens de la Brigade, en mission, se remplissaient « la panse visuelle » de réalités merveilleuses du monde. Chose qui nous ramène au début de notre explication présente, active. Les journalistes partaient parfois en mission ; chacun selon sa spécialité. Les techniciens partaient tout le temps ; sans spécialité aucune. Sans spécialité aucune, ils se nourrissaient sans cesse, à tort ou à raison – plutôt à tort – des merveilles dites du monde. Ils s'en gavaient.
 
Ils étaient des privilégies. Ils comptaient garder leurs privilèges. La grève – qui horripilait le staff de la RFCVIPMU – était pour eux une deuxième nature.
 
Comprendre qui pourra.
 
C'était l'opinion générale.
 
Les images ingurgitées et digérées absolument silencieusement par les techniciens de la Brigade, étaient liées d'une manière subtile et perverse aux diamants de la Présidence dont il y aura question plus tard.
 
Il s'agit d'une composante pas trop importante, mais quand-même, de la substance de l'Œuf de Fou.
 
C'est une donnée, un diktat.
 
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